Parc national des Cévennes
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Vers des collectivités « zéro phyto »

Démonstration de matériel de désherbage alternatif aux pesticides. Crédit : Olivier Prohin - PNC
Démonstration de matériel de désherbage alternatif aux pesticides à Anduze en 2017. Crédit : Olivier Prohin - PNC
Situées en tête de grands bassins versants, l’établissement public du Parc national des Cévennes et les communes du territoire ont une forte responsabilité dans la protection de la qualité et de la quantité de la ressource en eau. La démarche « Vers des collectivités zéro phyto » s’inscrit dans cet objectif.

Les communes adhérentes à la charte du Parc national, adoptée en 2013, ont pris dix engagements, parmi lesquels celui de s’impliquer dans la démarche « Vers des collectivités zéro pesticide ».  Depuis, au niveau national, une loi a interdit l’usage par toute commune ou personne morale publique de produits phytosanitaires  (pesticides, fongicides, herbicides) pour l’entretien des espaces verts publics (parcs, promenades, forêts, cimetières, voirie)  à partir du 1er janvier 2017.

L’accompagnement des communes par l’établissement

Pour accompagner les communes du Parc national dans cette trajectoire, l’établissement a mis en place dès 2015, en partenariat avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), des formations à destination des agents techniques et des cadres des collectivités.

Une journée destinée au réseau des élus référents du Parc a été en partie consacrée à cette thématique en juillet 2016 et une plaquette a été conçue à leur attention.

L’établissement a également choisi en 2016 de faire réaliser par un bureau d’études, pour 40 communes volontaires, des diagnostics de pratiques et des plans d’actions pour faire évoluer ou modifier ces pratiques. De février à juin 2017, le bureau d’études Territori, en collaboration avec les équipes techniques communales, les élus et les agents de l’établissement public, a mené ce travail. Cette prestation a bénéficié du soutien financier des agences de l’eau Adour Garonne et Rhône Méditerranée Corse.

Un état des lieux des pratiques de désherbage de chaque commune a ainsi été effectué. Pour améliorer les pratiques, des solutions ont été co-construites avec les communes, et  notamment l’engagement à acquérir du  matériel de désherbage alternatif aux pesticides (avec le soutien financier des agences de l’eau) et à repenser l’aménagement de certains espaces publics.

Outre le diagnostic, un plan d’actions pour un désherbage alternatif et la lutte contre les organismes nuisibles a été élaboré. En plus des conseils pour l’achat de matériel, des préconisations ont été faites aux communes pour leurs futurs aménagements paysagers comme par exemple le choix des espèces végétales, la fertilisation des sols ou encore l’arrosage.

En juin 2017, l’établissement public et le Smage des Gardons ont également organisé, à destination des agents et élus des communes du territoire, des demi-journées de démonstration de matériel de désherbage alternatif aux pesticides.