Parc national des Cévennes
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Le patrimoine bâti et culturel

Mas Camargues © Arnaud Bouissou TERRA / Ministère de l'environnement
Mas Camargues © Arnaud Bouissou TERRA / Ministère de l'environnement

La politique architecturale du Parc national a pour objectif de maintenir et préserver la haute qualité architecturale du patrimoine bâti cévenol et les savoir-faire traditionnels dans la zone coeur, tout en intégrant l'évolution des besoins contemporaines. Elle privilégie la restauration des constructions anciennes et des éléments bâtis du paysage, et l'utilisation des matériaux locaux. 
Outre le patrimoine bâti, le patrimoine culturel fait aussi l’objet d’actions et de programmes de préservation et de valorisation.

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L’architecture est l'une des expressions les plus visibles du patrimoine culturel

 

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Le soutien au patrimoine bâti

 

Afin de maintenir la qualité architecturale du patrimoine bâti en cœur de parc, le Parc national est fortement présent sur le terrain et assure un accompagnement de chaque porteur de projet.

Il apporte son expertise, conseille le porteur de projet sur le respect de la cohérence architecturale, l’équilibre des volumes, les matériaux à utiliser, les techniques à mettre en œuvre en privilégiant les savoir-faire traditionnels, l’intégration paysagère…

Une réglementation spécifique a également été mise en place lors de l’élaboration de la charte, en lien avec le territoire. L’annexe 1 des modalités d’application de la charte précise les règles applicables aux constructions, reconstructions et restauration.

Tous travaux modifiant l’aspect extérieur d’un bâti sont soumis à autorisation d’urbanisme et avis conforme du parc.

 

Un appui financier est apporté aux habitants du cœur du parc pour la réalisation et la rénovation des toitures en lauze par le biais de subventions (en moyenne, 100 000 €/an).

L’établissement public accompagne également financièrement, en zone cœur, les projets publics ou associatifs visant la restauration du petit patrimoine vernaculaire (pont, four à pain, clède, etc.).

 

La filière lauze et pierre sèche

 

Le Parc national s’est tout particulièrement engagé dans la sauvegarde des savoir-faire de la lauze et de la pierre sèche depuis de nombreuses années. C’est toute une filière qui a pu ainsi être préservée, après une période après-guerre du « tout ciment » qui a conduit à la disparition progressive des savoir-faire artisanaux et des carrières d’approvisionnement.

 

Qu’est ce que la lauze et la pierre sèche ?

La lauze : La lauze est une pierre utilisée pour la couverture des toitures. Les roches utilisées dans les Cévennes sont le calcaire ou le schiste. La lauze est répertoriée dans l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

La pierre sèche : La maçonnerie à pierre sèche est une technique de construction consistant à assembler des blocs de pierre, sans aucun mortier ni liant.

Toiture en lauze calcaire sur le causse Méjean © Matthieu Dollfus PNC
Réalisation en pierre sèche de Roland Mousquès, artisan cévenol © Artisans bâtisseurs en pierres sèches
Élève construisant un mur en pierre sèche © Artisans bâtisseurs en pierres sèches

 

Depuis une dizaine d’années, le Parc national soutient techniquement et financièrement des associations d’artisans comme l'association des Artisans bâtisseurs en pierres sèches (ABPS) et l’association des Artisans Lauziers Couvreurs (ALC). L’ABPS représente les professionnels de la pierre sèche de la filière BTP, au plan national. Le Parc est fier d’avoir une association comme celle-ci dans la zone cœur.

Le Parc national a favorisé l’installation de l’École professionnelle de la pierre sèche de l’ABPS sur le site de l’Espinas. Elle participe à la remise au goût du jour de ce savoir-faire. Un sentier de découverte de la pierre sèche, présentant la technique au travers du parcours, est également présent sur ce site.

Entre 2013 et 2019, le Parc national et l’ABPS ont co-animé le projet Laubamac (LAUziers et BÂtisseurs du MAssif Central), en faveur des filières lauze et pierre sèche.

Son objectif ? Analyser, renforcer et structurer les filières lauze et pierre sèche sur le territoire du Parc.

Ce vaste programme a donné lieu à la réalisation de 14 actions dans les domaines suivants :

  • Formation et qualification
  • Marchés et réglementation
  • Recherche et développement
  • Communication et sensibilisation

Bientôt, Laubapro succédera à Laubamac. Un programme davantage axé sur l’économie et la création d’emplois. Quinze actions devraient être portées dans les domaines suivants : approvisionnement et valorisation, recherche et développement, formation et qualification, marché.

 

 

 

Le soutien au patrimoine culturel

 

Les mégalithes (dolmens et menhirs) font l’objet d’un programme continu d’inventaire, de restauration et de relevage, porté par le Parc national et la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Occitanie.

En 2014, un projet de récolement des mégalithes du secteur des Bondons, sur le Mont Lozère, est réalisé. Il vise à réactualiser la connaissance du patrimoine local. Par ailleurs, l’établissement public souhaite poursuivre l’étude et la préservation d’autres gisements de mégalithes sur son territoire. Le Parc renforce ainsi, depuis 2015, son action de veille et de connaissance sur les mégalithes.

Un diagnostic sur l’état de conservation des monuments les plus sensibles a été effectué en 2016. Il a débouché sur un plan d’action conservatoire.

Le Parc valorise son patrimoine culturel par le biais des différents sentiers de découverte et d’animations. Ces activités sont à retrouver sur la plateforme Destination Parc national des Cévennes.

 

Sentier de la Pelouse, Finiels © Olivier Prohin PNC
Opération de relevage de menhirs à Galy © Bruno Descaves PNC
Manuscrit présent dans la collection du centre de documentation de Génolhac © Olivier Prohin PNC

 

Le Parc soutient également la préservation de la langue occitane au travers de financements d’événements qui perpétuent l’utilisation de cette langue, son histoire et ses chants.

Des revues et études ethnologiques, sociologiques ou techniques sur le patrimoine culturel et immatériel du territoire du Parc sont à retrouver dans le centre de documentation et d'archives de Génolhac (Gard).