Parc national des Cévennes
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Suivre l’équilibre entre ongulés sauvages et activités humaines

Sangliers passant devant un troupeau de vaches sur le Mont Lozère © Baptiste Algoët
Sangliers passant devant un troupeau de vaches sur le Mont Lozère © Baptiste Algoët
L’un des principaux objectifs du Parc national des Cévennes est de concilier activités humaines et protection des espaces naturels. Pour cela, l’établissement public et ses partenaires ont mis en place un observatoire partagé de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique, dont le but est d’évaluer et de suivre l’équilibre entre les populations d’ongulés sauvages, leur milieu de vie et les activités économiques, notamment agricoles et forestières.

Que signifie l’équilibre agro-sylvo-cynégétique ?

 

Agro = agriculture ; Sylvo = forêt ; Cynégétique = chasse

Défini par le code de l’environnement, il consiste à rendre compatible la présence d’une faune riche et variée avec des pratiques agricoles et forestières économiquement viables.

 

Un observatoire partagé et participatif qui appartient aux cévenols

 

Cet outil est un dispositif conçu et mis en œuvre par l’établissement public du Parc national des Cévennes et ses partenaires (forestiers, agriculteurs, chasseurs, services de l’État, organismes de recherche).

Il intègre une plateforme collaborative en ligne où les propriétaires ou gestionnaires forestiers du territoire peuvent déclarer des dégâts provoqués par le grand gibier en forêt.

Un site Internet dédié est en cours de création. Il détaille notamment le contenu de l’observatoire, et permettra prochainement la consultation des résultats des suivis mis en œuvre.

À l'aide de données objectives et fiables, l’observatoire pourra permettre au Parc de mieux connaître les réalités du terrain et les préoccupations de chacun.

 

Les limites du territoire de l'observatoire de l'équilibre agro-sylvo-cynégétique

 

Quelle est l’importance d’un tel observatoire ?

 

L’observatoire de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique est un outil d’aide à la décision. Les informations collectées permettront aux différents acteurs du territoire d’adopter une gestion harmonieuse du territoire.

 

L'incidence des ongulés sauvages sur la forêt et l'agriculture

Les ongulés sauvages peuvent provoquer de nombreux dégâts sur les parcelles forestières. Ceux-ci peuvent être de 3 types :

  • l’abroutissement (consommation des bourgeons, des feuilles ou des pousses de jeunes plants)
  • le frottis (frottement des bois des cerfs ou chevreuils mâles contre les troncs des arbres)
  • l’’écorçage (consommation de l’écorce d’un arbre par les cerfs ou les biches)

Les parcelles agricoles peuvent être également impactées par les ongulés sauvages. Les sangliers, notamment, sont responsables d’importants dégâts sur les cultures. De fortes concentrations de cervidés dans les prairies, notamment au printemps, peuvent également occasionner des pertes de production relativement importantes. Comme le prévoit la réglementation française, ces dégâts font l’objet d’indemnisations par les fédérations départementales des chasseurs.

Frottis de cervidés sur un tronc d'arbre © Baptiste Algoët

Ces dégâts sur les forêts et les parcelles agricoles ont des retombées économiques, pouvant parfois aller jusqu’à remettre en cause la rentabilité des activités ou l’avenir des peuplements forestiers.

C’est là tout l’enjeu de l’observatoire de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique : évaluer et suivre les populations de grand gibier et leurs impacts, afin de maintenir ces dégâts sous un seuil « acceptable » pour les forestiers et les agriculteurs.