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Un bâti en schiste, en granite et en calcaire

 

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Jasse sur le causse Méjean © Guy Grégoire - PNC

 

 

 

Le caractère exceptionnel des paysages du Parc s’accompagne d’un important patrimoine bâti, qu’il s’agisse de bâtiments liés à l’habitat ou à l’agropastoralisme.

 

 

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Bergerie à Saint-Andéol © Albert Sayag - PNC

Dans les Cévennes, l’architecture vernaculaire commence au fond des valats, où se dressent barrages et digues de pierre, rascasses, béals et gourgues, des ouvrages hydrauliques traditionnels pour canaliser ou retenir l’eau de pluie. Elle se poursuit avec les terrasses de culture, bancels ou faïsses. L’habitat est ancré au coeur de ce dispositif : les mas sont parfois isolés, mais souvent, plusieurs maisons sont regroupées en hameaux. 

Autour des bâtiments principaux, s’étagent les jardins, les ruchers, le cimetière familial, les bâtiments secondaires, et plus haut, dans la châtaigneraie se trouvent les clèdes. Sur les versants, les bergeries et les jasses ont été édifiées sur les pâturages. 

Pour favoriser les terres agricoles, les maisons en schiste s’installent sur le rocher et s’étirent vers le ciel, installées perpendiculairement aux courbes de niveau afin d’offrir une meilleure résistance face aux risques de glissements de terrain. Les menuiseries sont en châtaignier et les toitures en lauze de schiste.

 

 

 

 

Un bâti adapté au climat

 

Le mont Lozère compte un habitat épars, adapté aux rigueurs du climat : les constructions en granite, trapues et sobres, se fondent dans l’environnement naturel, à mi-pente, entre sommets et vallées. L’eau ne manque pas et des aménagements tels que les béals et moulins optimisent sa gestion. Le réseau ramifié des drailles, ponctué de bergeries et de ponts imposants enjambent les ruisseaux jusqu’aux parcours et estives.

La maison type des monts Lozère et Aigoual est à demi enterrée dans le sol, côté nord, et oriente sa façade vers le sud. Adossée au relief, elle utilise la pente pour accéder aux différents niveaux : au rez-de-chaussée, le logis et l’étable, et à l’étage, le fenil. Les murs, d’une épaisseur de 80 et 130 cm, sont construits à fruit (base plus large que le sommet). Les ouvertures sont petites et peu nombreuses. Sur ces deux massifs, la lauze de schiste a remplacé le chaume de seigle ou la couverture de genêt.

 

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Gourdouze à Vialas © Olivier Prohin - PNC

 

 

Le calcaire comme unique matériau

 

Les constructions caussenardes utilisent les replis du terrain pour s’abriter des vents du nord. La pierre calcaire est le matériau exclusif, en raison de la raréfaction du bois sur place pour la construction des charpentes. De ce fait, la voûte est omniprésente sur les bâtiments. En l’absence de source ou de ruisseau, chaque maison possède sa citerne. Les fermes sont presque toujours conçues sur un même plan. Au niveau du sol se situent l’écurie et la bergerie. Par des escaliers extérieurs, on monte à un balcon, ou balet, parfois couvert, qui donne accès au logement. Les combles servent de grenier. Les toits ont une faible pente et sont couverts de lauzes de calcaire qui reposent sur un lit de pierres et de terre installé sur la voûte.
Les parcours du troupeau s’accompagnent de murets en pierre, de jasses et de chazelles servant d’abri pour les bergers, au milieu des clapas.

 

Aujourd’hui


Ces habitats traditionnels ne font qu’un avec les paysages qui les entourent, grâce à leurs matériaux et leur implantation. Mais ils ne répondent pas toujours aux attentes actuelles de lumière, d’isolation ou de confort moderne. Le Parc national s’attache à accompagner les projets sur son territoire pour concilier architecture contemporaine et patrimoine bâti

 


 

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Une exposition dédiée à l'agropastoralisme

 

Au Pont-de-Montvert, après plusieurs années de fermeture, l’écomusée rouvrira en 2027 sous une forme renouvelée : la Maison du mont Lozère, installée dans un bâtiment mutualisé avec l’office de tourisme et des bureaux.  Déployée sur 180 m2, l’exposition permanente variée et multiple, comme un kaléidoscope, permettra d’aborder plusieurs facettes de l’agropastoralisme, tout en laissant au visiteur une grande liberté pour moduler sa visite selon son rythme. Elle interrogera les différentes manières d’habiter et de pratiquer ce territoire. De l’élevage bovin à la transhumance ovine, la diversité des formes d’élevage qui fonde les paysages culturels du mont Lozère sera abordée dans un parcours fluide et adaptable. La scénographie reposera sur une expérience immersive, mêlant objets du passé, grandes illustrations contemporaines et création sonore interactive. 

L’exposition offrira une place de choix aux témoignages ponctués de musiques et chants. Les illustrations formeront une fresque originale qui dialoguera avec les objets patrimoniaux pour relier passé et présent. Un espace d’exposition temporaire complètera le dispositif.


La Maison du mont Lozère est un projet porté par la communauté de communes Des Cévennes au mont Lozère, en partenariat étroit avec le Parc national. Cet équipement constituera l’un des hauts lieux de découverte des « Causses et Cévennes », inscrits au patrimoine de l’Unesco.

 

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Cet article est extrait du dernier numéro du magazine du Parc de serres en valats. Son Grand angle est consacré au pastoralisme dans le Parc national.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ICI