Partager

Bessèges à l’ère industrielle : le quartier de Lalle

Découverte
DSEV

Parcourez l’histoire minière de Bessèges, une véritable « ville champignon » née de l’essor des mines. Le premier tronçon de ce sentier explore le quartier de Lalle. Dix panneaux réalisés par les élèves du collège Le Castellas rythment la balade et offrent une lecture vivante du paysage et de son passé.

 

 

 

DSEV

 

 

 

DSEV
Tracé du sentier © Kisito Cendrier - PNC

 

 

 

La mine (1) 

La concession minière de Lalle fut créée le 30 avril 1828 et connut, jusqu’à la fermeture des mines en 1946, de nombreux propriétaires et exploitants. D'une superficie de 406 hectares, elle fut à l'origine du développement de Bessèges sur la rive gauche de la Cèze. En 1858, un décret impérial crée la commune qui, dès 1861, compte 7055 habitants. La population ne cesse d’augmenter jusqu’en 1881 à son apogée, avec 11 404 habitants. Le hameau de Lalle est rattaché à la commune en 1864. Dans les années 1930, l’exploitation de la concession n’est plus rentable ; nationalisée en 1946, l’activité est finalement abandonnée.
 

 

 

Les bains  (2) 

Le quartier bénéficiait d’un petit établissement dévolu aux bains. La maison existe toujours, reconnaissable sur les rares photographies d'époque. Ces bains étaient de petites dimensions, on accédait à l’étage par un escalier extérieur. L’eau était chauffée au charbon et une grande cheminée évacuait la fumée de la combustion. Dans le contexte de la ville minière, le développement de l'hygiénisme est lié à la prise de conscience de la pollution industrielle. Les avancées de la médecine convainquent les administrations d’assurer la salubrité des milieux urbains. Les municipalités ouvrent des bains publics et les baignoires se multiplient.


 

 

La mine se noie ! (3) 

Le 11 octobre 1861, vers 15h30 une inondation frappe la mine de Lalle lors d’un violent épisode cévenol. L’eau de la crue s’infiltre soudainement dans les galeries. La catastrophe fera 106 victimes sur les 142 mineurs présents dans la mine. Les trois derniers survivants passeront quinze jours dans la mine inondée. La cérémonie, civile et religieuse, ne s’est tenue que le 13 avril 1862 en présence de 8000 personnes.


 

La Cèze, une vallée transformée (4) 

Le paysage de la vallée de la Cèze a été totalement transformé par l’industrialisation pendant presque deux cents ans. Sur la rive gauche en amont de Bessèges, une modification du paysage est due à la constitution d’un grand crassier qui recevait à partir de 1867, les déchets des industries métallurgiques et sidérurgiques de la rive droite. Le téléphérique à wagonnets permettait de transporter les scories en haut du crassier. Les déchets sont utilisés alors pour remblayer et créer les espaces plans utiles aux installations industrielles comme les fours à coke situés non loin de la passerelle. La construction de tunnels est également indispensable pour enjamber les ravines torrentielles. Ces « ruisseaux couverts », ouvrages de génie civil destinés à l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement, sont encore nombreux.
 

La lampisterie (6) 

Les lampistes doivent distribuer aux mineurs à la descente des lampes de sûreté propres, garnies, allumées, fermées à clef et ayant toutes leurs pièces en parfait état. Les lampes doivent être rapportées systématiquement à la remonte au lampiste. Les lampes servaient ainsi de « pièce d'identité » au mineur : grâce à elles, on pouvait contrôler la présence des ouvriers au fond ou à la remontée. Si, en fonction des équipes, des lampes ne sont pas rentrées, le lampiste doit immédiatement en informer les maîtres mineurs qui avisent des mesures à prendre.


 

Le puits Terret (10) 

Le puits Terret a été mis en service en 1857. Il tire son nom de M. Terret qui était en 1853 directeur de la Société des Fonderies et Forges de la Loire et de l'Ardèche. Il était alors profond de 180 m et équipé d'une machine d'extraction à vapeur de 50 CV et d'un chevalement en bois. Vers 1875, le puits est approfondi jusqu’à 230 m et entièrement rééquipé. Le chevalement en bois est remplacé par un superbe chevalement métallique en poutrelles à treillis visible sur les photographies de la fin du XIXe siècle. En octobre 1861, lors de la catastrophe, le puits Terret a permis l'évacuation de mineurs et l'intervention des secours dans les galeries inondées.
 

Retrouvez le sentier Bessèges à l'ère industrielle : le quartier de Lalle sur notre site Destination Cévennes.

 

 

DSEV

 

Près d'ici 

 

 

Sentier de découverte de la Cocalière

 

DSEV

Courry • Très facile • 24 min • 1,7 km • Aller- retour

Après ou avant votre visite de la grotte, ce sentier vous emmènera au coeur du karst à ciel ouvert. Accompagné par une sympathique mascotte de lérot, ce cheminement dans les rochers révèle les secrets et les relations entre le monde souterrain et la surface. Cette balade est une invitation à la découverte de la flore méditerranéenne. Plusieurs vestiges, dolmen, capitelle et murets révèlent aussi une occupation humaine ancienne et continue du site.


 

Retrouvez ce parcours sur notre site Destination Cévennes.
 

Col des 4 chemins
 

DSEV

Peyremale • Difficile • 5 h • 11,9 km • Boucle

Au début du parcours, vous empruntez les chemins utilisés par les paysans pour accéder à leurs faïsses. Ils y cultivaient le mûrier pour nourrir le ver à soie, les céréales et le châtaignier. Des vestiges de cette agriculture subsistent encore. Puis, vous traversez le hameau médiéval du Puech, bâti en pierres de schistes, en lauzes et tuiles romaines. Vous franchissez ensuite les cols de Quatre Chemins et de Malpertus, offrant de magnifiques points de vue sur les Alpes et le Mont Ventoux.

 

Retrouvez ce parcours sur notre site Destination Cévennes.


 

La tour du Castillon
 

DSEV

Foussignargues (Bessèges) • Facile • 2 h • 4,3 km • Boucle

Lors de cette petite balade vous apercevez au loin une tour qui permettait d’assurer la surveillance du territoire. Il faut aller sur place pour se rendre compte qu’il devait y avoir là un véritable complexe médiéval. Du château de Castillon, subsistent seulement quelques vestiges. L’ensemble des constructions était entouré d’un fossé qui renforçait les systèmes de défense. On sait, avec certitude, que le château existait en 1211 mais on ne connaît pas sa date de construction, ni celle de sa démolition…

Retrouvez ce sentier de découverte sur notre site Destination Cévennes.

 

  • Pour rappel, le VTT hors piste est interdit et le port du casque vivement recommandé. N’oubliez pas de prendre un kit de réparation et un petit outillage.
  • Retrouvez toute notre offre de découverte sur Destination

 

DSEV

Cet article est extrait du dernier numéro du magazine du Parc de serres en valats. Son Grand angle est consacré au pastoralisme dans le Parc national.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ICI