Parc national des Cévennes
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Le soutien à la filière châtaigneraie bois

Vivre avec le châtaignier aujourd’hui - Les différents visages de la châtaigneraie © Marion Parent
Vivre avec le châtaignier aujourd’hui - Les différents visages de la châtaigneraie © Marion Parent
Le territoire du Parc national compte environ 40 000 ha de châtaigneraie. A l’origine, il s’agissait de vergers dont la fonction était la production de fruits. Avec le fort déclin de l’activité castanéicole, la physionomie des châtaigneraies a été profondément modifiée.

 

Les divers visages de la châtaigneraie

 

La châtaigneraie aujourd’hui revêt divers aspects :

  • vastes surfaces de taillis, lorsqu’elle a été exploitée pour fournir de la matière aux usines d'extraction de tanins
  • forêt de taillis et de vieux châtaigniers greffés mélangés, quand la gestion du verger a été abandonnée
  • peuplements dépérissants et colonisés par le pin maritime, à basse altitude

 

Développer une filière châtaigneraie bois

 

La majorité de ces surfaces ne fait plus l'objet d'aucune gestion, les propriétés étant très morcelées et l’accessibilité souvent difficile. La châtaigneraie est pourtant un élément phare du patrimoine cévenol.

En outre, c’est une ressource intéressante : elle est abondante et le bois possède de bonnes qualités technologiques. Le développement d'une filière locale de valorisation en bois construction ou bois énergie est donc encouragé et soutenu par le Parc national et les acteurs de la filière bois, tout particulièrement le Centre régional de la propriété forestière (CRPF).

 

Une étude pour localiser les meilleures stations propices à la production de bois d'oeuvre

 

Le bois de châtaignier possède des caractéristiques technologiques intéressantes. Il peut, par exemple, être utilisé en extérieur sans traitement. Il est recherché pour la fabrication d'éléments de charpente et de menuiserie. Encore faut-il pour cela des arbres droits et d'un certain diamètre...

Seules certaines stations forestières permettent le développement d’arbres suffisamment vigoureux pour fournir ce bois d'oeuvre. En 2013, le Parc national a ainsi soutenu une étude visant à localiser les stations les plus favorables. Celle-ci a montré que sur les 40 000 ha de châtaigneraies, seules environ 3 000 ha répondent aux caractéristiques des stations forestières favorables à la production de bois d'oeuvre.

 

Un accompagnement des propriétaires de châtaigneraies

 

À la suite de l’étude qui a permis de localiser les châtaigneraies propices au bois d'oeuvre, le CRPF a engagé un programme de diagnostics approfondis et personnalisés, pour les propriétaires qui le souhaitent, afin de les aider à mettre en oeuvre une gestion adaptée. Ces actions bénéficient du soutien financier du Parc national.

 

Le projet CEVAIGOUAL

 

Le Parc national s'était engagé dans le projet CEVAIGOUAL, retenu dans le cadre de Dynamic Bois en 2015.

Ce projet était coordonné par le CRPF sur le territoire Cévennes - Aigoual, et rassemblait vingt partenaires. Il avait pour objectif de favoriser la valorisation des ressources forestières là où elles sont sous-exploitées, pour alimenter la filière bois, notamment les réseaux de chaleur et les chaudières à bois. Le programme comprenait :

  • l’investissement matériel pour adapter la filère aux conditions d'exploitation spécifiques
  • l’animation auprès des propriétaires pour développer la gestion
  • l'aide à la commercialisation des produits
  • l'appui au regroupement foncier
  • la communication et la sensibilisation

L'établissement pubic participait à ce projet et portait surtout deux actions, dont l’objectif était de favoriser l'appropriation des enjeux autour de la châtaigneraie et sa gestion par le territoire.