Parc national des Cévennes
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Le 07/09/2017
Faune

 

Syrphe Eristalis SP © Bruno Descaves PNC
Syrphe Eristalis SP © Bruno Descaves PNC
Le syrphe a fait l'objet d'une étude réalisée par un garde-moniteur du Parc national des Cévennes, passionné par cet insecte allié des jardiniers. Il livre ses étonnantes découvertes...

Un syrphe, quèsaco ? Les syrphes appartiennent à l’ordre des diptères, ce sont donc des mouches !
Mais leur apparence mimétique fait que l’on peut les confondre avec des guêpes, des abeilles, des bourdons voire même des frelons selon les espèces. C’est leur vol stationnaire caractéristique qui permet de les distinguer.

Les syrphes ne font pas partie des priorités de la stratégie scientifique du Parc national des Cévennes 2014-2029. Toutefois, en partenariat avec l'établissement public, Bruno Descaves, garde-moniteur du massif Causses-Gorges, a prospecté et capturé ces petits insectes. Leur identification a été le fruit d'un long travail personnel.

Ces insectes ont été jusqu'à présent peu étudiés en France. Néanmoins les choses changent car ils sont intéressants à plus d’un titre. Les adultes font tout d’abord partie de ces précieux pollinisateurs sauvages dont on commençe à comprendre l’importance et la complémentarité aux côtés des abeilles domestiques. Ils vont par exemple butiner des plantes qui ne sont pas visitées par les abeilles. Leurs larves jouent un rôle non négligeable dans la régulation des pucerons et sont des auxiliaires des cultures reconnues.

Les larves qui occupent des niches écologiques très diversifiées ont permis d’établir une méthode scientifique d’évaluation de l’état de conservation des habitats (Syrph the Net) en tant qu'indicateurs de la qualité des milieux.

On dénombre environ 210 espèces dans le Parc national des Cévennes sur les 550 espèces connues en France.

Parmi elles, trois espèces jusque là inconnues en France ont été découvertes ces dernières années. Une espèce espagnole retrouvée dans une tourbière de l’Aigoual, une espèce connue d’Italie, de Croatie et de Hongrie découverte dans les Gorges de la Jonte et enfin une espèce du centre de l’Allemagne capturée dans la forêt du Marquaires.

On le voit bien, les Cévennes et leurs paysages si variés sont une terre d’accueil pour des insectes aux origines et aux exigences très diverses !