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Lancement du Système d’information recensant les passages à faune

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Le Système d'information recensant les passages à faune (SIPAF) vient d'être lancé ! Piloté par le Ministère de la Transition écologique il a été développé par le Parc national des Cévennes et le Parc national des Écrins en partenariat avec le Cerema.

 

Les infrastructures linéaires de transport contribuent à la fragmentation des espaces naturels ou semi-naturels et donc au déclin de la biodiversité. En réponse, la politique Trame verte et bleue a pour objectif de préserver et rétablir les continuités écologiques.

Le SIPAF permet de recueillir les données relatives aux passages à faune gérées par les acteurs et gestionnaires des infrastructures de transport terrestres. Son objectif est notamment de contribuer à la connaissance nationale de l'effet fragmentant des infrastructures linéaires de transport et d'évaluer la réponse apportée par les passages à faune sur la biodiversité. Il doit ainsi permettre de mieux connaître les priorités d'intervention en matière de restauration des continuités écologiques.

Les données contenues dans le SIPAF concernent les caractéristiques de l’ouvrage (emplacement, dimensions), sa fonctionnalité (éléments favorisant son efficacité) ou encore les espèces animales observées sur le passage ou aux abords de celui-ci.

Afin d’assurer l’information la plus complète et transparente sur les passages à faune et les espèces les fréquentant, les données du SIPAF sont accessibles librement et sous licence ouverte sans nécessiter la création de compte. Toutefois, les données sensibles relatives à certaines données taxonomiques seront floutées selon le niveau de sensibilité défini par arrêté préfectoral régional.

Au sein du Parc national des Cévennes, Joël Clément, développeur web, a réalisé l'implémentation de l'application web qui permet la consultation, la saisie et la diffusion des passages à faune.

Infrastructures de transports et types de passages faune concernés

Le SIPAF a vocation à recenser les passages à faune :

  • des routes nationales
  • des autoroutes, gérées par l’Etat ou des sociétés d’autoroutes
  • des voies gérées par les conseils régionaux (CR)
  • des voies gérées par les conseils départementaux (CD)
  • des voies ferrées concédées et non concédées
  • des voies navigables nationales (canaux essentiellement).

En priorité, les ouvrages dédiés spécifiquement au franchissement de la faune (de tout type) ou mixtes (mixtes routiers/faune ou hydrauliques/faune, piéton ou vélo/faune) sont recensés mais le SIPAF a vocation à inventorier tout dispositif utile au franchissement des infrastructures par la faune dès lors qu’il existe des suivis ou des observations ponctuelles documentées (données d’observation de la faune, rapports, photographies, films...).

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Exemple d'écoduc dit « lombriduc », destinés à permettre aux vers de terre et à d'autres invertébrés ou micromammifères de traverser ce chemin de promenade (Parc urbain, Lille, Nord de la France)© F Lamiot, - Wikimedia Commons

 

Qui alimente le SIPAF ?

Le recensement des passages à faune dans le SIPAF est fait en priorité par les gestionnaires des voies concernées par ces ouvrages. La mise à jour des informations associées aux passages faune tel que leurs caractéristiques dimensionnelles ou leur fonctionnalité est effectuée par les gestionnaires eux même ou à une structure à qui ils souhaitent déléguer cette tâche.

Les informations de recensement de la faune sur ou aux abords des passages à faune peuvent être saisies par toute personne, physique ou morale.

La saisie de données dans l’outil SIPAF nécessite la demande de création d’un compte qui permet d’assurer la traçabilité et la qualité des informations recueillies.

 

Pour aller plus loin :