Parc national des Cévennes
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Le 07/06/2016
Formation
Quatre journées de formation à destination des professionnels du tourisme partenaires du Parc national ont eu lieu en cette fin de mois de mai.

L'agropastoralisme, entre histoire et modernité

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© Guy Grégoire

 

Comme chaque année, dans le cadre du programme de formation proposé par l’établissement aux professionnels du tourisme partenaires, une journée a été consacrée à l’agropastoralisme. Elle s’est déroulée le 24 mai sur le mont Lozère.

L’objectif de cette formation est de faire prendre conscience aux acteurs du tourisme de l’enjeu que constitue le maintien des paysages ouverts et la pérennité de l’activité agropastorale, et de les rendre capables à leur tour d’informer et sensibiliser les visiteurs sur ces questions.

Une conférence sur les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui ont été partir de 1156 à et jusqu'à la Révolution française les aménageurs du mont Lozère via leur commanderie de Gap Frances a permis de situer ces pratiques agricoles dans le temps. Une balade entre l’Hôpital et le pont du Tarn sur les grands espaces de pâturage et d’estive a complété la journée autour des pratiques agropastorales d’aujourd’hui.
 

Milieux humides, tourbières et gestion de l'eau sur le mont Lozère

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Formation tourbières aux Sagnes © Yannick Manche

Découvrir et comprendre les enjeux des milieux humides et des tourbières du mont Lozère était au coeur de la deuxième journée de formation, le 25 mai, qui s’est déroulée à proximité de la magnifique tourbière des Sagnes.

Les zones humides font l’objet d’études et de suivi depuis de nombreuses années par les équipes du Parc national. Ces milieux naturels bien spécifiques ont d’abord été étudiées par les botanistes pour les plantes rares qui les habitent. Aujourd’hui, l’approche hydrologique permet de comprendre que la tourbière ne constitue qu’une partie du milieu humide et qu’elle est extrêmement fragile. La destruction d’une partie du bassin d’alimentation d’une tourbière peut signer la disparition de celle-ci à moyen terme, même si l'intervention est éloignée de la tourbière proprement dite.

 

Flore du massif de l'Aigoual

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Formation flore du massif de l'Aigoual © Sandrine Forge

Le programme de formation incluait également une journée dédiée à la reconnaissance de la flore du massif de l’Aigoual. Chacun est venu, le 26 mai avec des objectifs différents : connaître cette flore pour soi, pour transmettre, pour cuisiner, pour le bien-être.

Le groupe a parcouru en partie le sentier des cascades d’Orgon à l’allure du botaniste, c'est-à-dire avec des arrêts fréquents pour examiner ici une potentille des rochers, là une flouve ou une chicorée des moutons. Les participants ont conçu une clé de détermination, outil simple si la question posée est claire et que l’on peut y répondre par « oui » ou « non ». Peu de termes scientifiques  hormis les indispensables, plutôt des moyens mnémotechniques pour différencier une gesse d’une vesce ou une stellaire olostée d’une sabline des montagnes ! Ce cycle flore se poursuivra en 2017 sur les Causses.

Le Parc national des Cévennes

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Apollon ©  Jean-Pierre Malafosse

 

Que fait le Parc national des Cévennes pour connaître la faune et la flore qui peuplent le territoire ? Cette 4e journée, organisée le 31 mai à la Maison de l’Aigoual,  visait à répondre à cette question.

Les équipes du Parc sont constituées en groupes thématiques, chacun étant piloté par un « spécialiste » qui détermine les priorités et organise le travail.

Les  groupes « papillons de jour », « criquets et sauterelles » et « flore » permettent, comme les 12  autres, de connaître et de suivre ces espèces, tout en fournissant de nombreux éléments sur la structure paysagère des milieux ouverts.

Le groupe  « coléoptères » intervient plus particulièrement sur les « saproxilliques » ou mangeurs de bois mort, indicateurs des forêts anciennes.

Le groupe « passereaux » (mésanges, pouillots, fauvettes, grives …), très actif à cette période de l’année, permet,  grâce à des écoutes de chants très précises et localisées, de connaître les modifications des habitats de ces espèces.

Les participants ont pu tester leur capacité d’écoute et d’identification des chants des passereaux : le merle est un aussi bon musicien que la grive et chacun doit trouver sa propre méthode pour mémoriser puis reconnaitre les chants des oiseaux.