Parc national des Cévennes
-A +A
Share
Le 29/09/2021
© Valérie Quillard - Les agents du Parc ont inventorié les orthoptères des deux communes durant 3 jours.
Les communes de Ponteils-et-Brésis et Saint-André de Capcèze se sont lancées conjointement cette année dans un atlas de la biodiversité communale (ABC), portant ainsi à 16 le nombre de communes engagées dans cette démarche depuis 5 ans. Plusieurs inventaires ont déjà permis de faire progresser rapidement la connaissance sur la biodiversité.

Les communes de Ponteils-et-Brésis et Saint-André de Capcèze ont choisi de s’intéresser en priorité à la flore, aux chauve-souris et aux orthoptères (grillons, criquets et sauterelles). L’état initial des connaissances sur leur biodiversité faisait état de 927 espèces pour la flore et la faune. Depuis le lancement de la démarche, la connaissance a progressé rapidement ! Plus de 200 espèces de faune et de flore supplémentaires ont été ajoutées à la liste communale.

A titre d’exemple, seulement 12 espèces d’orthoptères étaient recensées sur les communes. Suite à un inventaire réalisé par des agents du Parc national durant trois jours au mois de septembre, 41 espèces de grillons, sauterelles et criquets supplémentaires ont pu être identifiées dont certaines sont remarquables.  

Ainsi, le Grillon des marais (Pteronemobius heydenii) qui n’avait été observé qu’une seule fois en 2013 dans le Gard a été découvert, dans une petite zone humide, sur la partie lozérienne du Parc. « Repéré grâce à son chant, il aura fallu beaucoup de patience et revenir de nuit pour arriver à capturer un adulte de ce petit grillon de 5 mm dans une végétation très dense », commente Bruno Descaves, garde moniteur au Parc national.

Un autre Grillon, celui des torrents (Pteronemobius lineolatus), a été identifié, en nombre important, dans le lit de la Cèze. L’espèce était jusqu’à présent connue dans les gorges du Tarn et de la Jonte.

Par ailleurs, l’Antaxie cévenole (Antaxius sorrezensis), une sauterelle nocturne pour laquelle le Parc national a un fort enjeu de conservation a été observée durant l’inventaire.

 

Parmi les autres découvertes, citons pour les oiseaux, le Pouillot de Bonelli (Phylloscopus bonelli), un petit passereau protégé et constituant un enjeu de préservation pour le Parc national. Il est très vif et souvent caché dans la végétation. Son identification se fait donc le plus souvent par le chant.

S’agissant des reptiles, le plus grand lézard d’Europe, le Lézard ocellé (Timon Lepidus), espèce emblématique des milieux rocheux a été à nouveau observé sur le secteur. La flore n’est pas en reste avec la découverte sur les deux communes de l’Arabette pauciflore (Fourraea alpina). Une espèce de la même famille que les choux, que l’on trouve plutôt en sous-bois. Cette plante à fleurs est assez rare sur le territoire du Parc.

La richesse et de la diversité des milieux naturels des deux communes laisse présager encore de belles surprises pour l’année prochaine !