Parc national des Cévennes
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Pêche

Etang de Barrandon sur le Mont Lozère ou l'on peut pratiquer la pêche de loisir en famille, Yannick MANCHE, PnC ©
Pour une meilleure lisibilité de la réglementation de la pêche sur l’ensemble du territoire, il a été choisi de s’appuyer sur les arrêtés départementaux pour réglementer la pêche dans le cœur. Toutefois, si des conditions exceptionnelles l’exigent (sécheresse, épizootie...) ou pour organiser le partage de l’espace, le conseil d’administration pourra prendre des mesures supplémentaires.

Voici un extrait des modalités d’applications de la réglementation du cœur du parc National des Cévennes relative à la pêche. Cette liste est non exhaustif et évolutive. Ainsi nous vous conseillons vivement de vous référer aux textes réglementaires nationaux et départementaux ou de consulter le site de la fédération de pêche concernée.

Malgré la bonne ou très bonne qualité générale des cours d’eau, certaines espèces voient leurs effectifs régresser pour diverses raisons (pollutions, maladies, concurrence avec des espèces invasives, dégradation de l’habitat, prélèvements excessifs). Les populations de Grenouille rousse ont fait l’objet de prélèvements importants par le passé et ont souffert de la régression des zones humides ; les faibles niveaux actuels de populations requièrent donc une protection renforcée en cœur. L’Écrevisse à pieds blancs occupe 230 km de ruisseaux, dont 30 en cœur bien souvent situés en amont de seuils naturels empêchant toute arrivée des écrevisses invasives. Afin de préserver ces réservoirs et notamment d’empêcher l’introduction de maladies (aphanomycose) par le biais du matériel, il a été convenu d’interdire cette pêche dans le cœur. Le Barbeau méridional est encore trop souvent pêché et détruit, souvent par méconnaissance de l’espèce et de sa valeur patrimoniale (espèce d’intérêt communautaire). Cette réglementation induit une remise à l’eau des poissons pris involontairement. Afin de limiter les dommages causés par la progression des écrevisses allochtones, leur transport vivant est interdit dans le cœur, limitant ainsi les introductions fortuites.

La mise en réserve de certains tronçons de cours d’eau est une pratique actuelle des fédérations et associations locales de pêche (y compris sociétés privées). Elle participe au renouvellement des populations de poissons. La présente modalité donne la possibilité au conseil d’administration d’instaurer des zones de tranquillité piscicole qui remplissent ces objectifs. Ces zones seront délimitées en concertation avec les fédérations et associations locales de pêche (y compris sociétés privées). Les introductions non contrôlées pourraient provoquer des introgressions qui risqueraient de mettre à mal ce patrimoine génétique. C’est pourquoi il est convenu de contrôler les opérations d’empoissonnement.

Par ailleurs dans la mesure où les opérations d’empoissonnement ne participent pas à améliorer la dynamique des populations de poissons naturels, elles sont limitées aux seuls besoins de la pêche récréative dans les secteurs où les poissons sauvages ne trouvent pas de conditions satisfaisantes pour se reproduire.

Des partenariats avec les fédérations et les associations locales sont noués afin de relayer ces règles et leur objectif. Par ailleurs des actions de préservation du milieu (cours d’eau et zones humides) contribuent au maintien de ces espèces.

 

Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter les sites des Fédérations de pêche de la Lozère, du Gard et de l'Ardèche