Parc national des Cévennes
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Les milieux aquatiques

Castelbouc © Bruno Darversin
Castelbouc © Bruno Darversin
Plus de 400 sources alimentent le réseau hydrographique du Parc national. Les cours d’eau abritent une précieuse biodiversité, tant sur les arides plateaux des causses que sur les sommets des monts Aigoual et Lozère, aux précipitations importantes.

 

Les massifs du Mont Lozère et de l’Aigoual accueillent les sources de quelques cours d’eau majeurs :

  • pour le bassin atlantique : Lot, Tarn, Jonte et Dourbie
  • pour le bassin méditerranéen : Altier-Chassezac, Cèze, Gardons et Hérault

 

Le territoire du Parc national est parcouru par 1 000 km de cours d’eau permanents.

 

Ce territoire formé par ces deux massifs (granitiques) et les vallées cévenoles (schisteuses) est drainé par un dense réseau de petits ruisseaux.

L’abondance de l’eau en hiver ne suffit pas à alimenter certains territoires. Cette disparité s’explique par :

  • les conditions climatiques, le climat méditerranéen, par exemple, produit des étés particulièrement secs
  • la géologie locale, les roches offrent peu de réserves en eau

Dans les vallées cévenoles, les cours d’eau du bassin méditerranéen ont un régime très particulier qui les soumet à des sécheresses estivales ainsi qu’à de violentes crues automnales ou hivernales.

Les « Causses » (Méjean, Sauveterre, réseau de Cans...) sont dépourvus de cours d’eau, en raison de la grande perméabilité et de la fissuration des roches calcaires. Cependant, sous la surface, ils accueillent d’importants réseaux « karstiques », cavités creusées par l’eau, qui contribuent à l’alimentation de rivières comme le Tarn ou la Jonte.

 

La ligne de partage des eaux

 

Le bassin versant méditerranéen (bassin du Rhône, Méditerranée) et le bassin versant atlantique (bassin de la Garonne) se recoupent dans la zone cœur du Parc, en une « ligne de partage des eaux ». Cette ligne est une limite géographique qui divise l’ensemble des cours d’eau et lacs d’un territoire en plusieurs bassins versants. En d’autres termes, une goutte tombant d’un côté de cette ligne imaginaire irait alimenter la méditerranée, et tombant de l’autre, irait se mêler aux eaux de l’océan atlantique.

 

Les forêts de bord des eaux

 

Les rivières sont longées sur les berges par des rideaux d’arbustes et d’arbres. Leurs compositions sont déterminées par la géologie, les crues et par la hauteur de la nappe d’eau souterraine parallèle au cours d’eau, appelée « nappe alluviale ».

  • En montagne, la violence des crues empêche la végétation de s’installer dans le lit des torrents, qui sont alors essentiellement rocheux.
  • Le long des rivières à régime moins torrentiel, se développent des fourrés de saules à bois tendre comme le saule pourpre.

Les forêts bordant les cours d’eau se déploient plus en retrait du lit, mais toujours en contact avec la nappe alluviale. Elles sont dominées par des arbres tels que l’aulne glutineux, le frêne commun, le peuplier…

De nombreuses espèces animales bénéficient dans cet habitat : la loutre, le castor, le martin-pêcheur, le cincle plongeur, le héron cendré et, nombre d’amphibiens, de reptiles, d’insectes ou de chauve-souris.

 

Castor © Régis Descamps
Martin pêcheur © Régis Descamps
Cincle plongeur © Gaël Karczewski