Parc national des Cévennes
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Le 21/01/2016
Institutionnel
Un « plan d’actions pour la préservation des forêts anciennes du Parc national des Cévennes » a été lancé le 14 janvier à Florac.
 
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En réponse à un appel d’offres lancé dans le cadre du Programme opérationnel Massif central 2014-2020, le Parc national des Cévennes s’est engagé, au côté de plusieurs partenaires, dans un projet sur trois ans (2016-2018) qui vise à améliorer la gestion des forêts anciennes du territoire et à assurer leur préservation. Intitulé « Plan d’actions pour la préservation des forêts anciennes du Parc national des Cévennes », il est cofinancé par l’Union européenne (Feder) et soutenu par l’Etat (FNADT).

 

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Les forêts anciennes sont les zones boisées en 1850 qui le sont restées jusqu’à aujourd’hui. Dans le cœur, 20 % des forêts actuelles sont anciennes. Minoritaires, elles font l’objet d’une réglementation particulière dans la charte du Parc national des Cévennes, qui s’est engagé à les préserver, puisqu’elles constituent des réservoirs de biodiversité.

Ce projet collaboratif associe l’Ecole d’ingénieurs de Purpan (EI Purpan ), l’Association inter-parcs du Massif central (Ipamac), le Conservatoire botanique national (CBN) du Massif central, l’Office national des forêt (ONF),le Centre régional de la propriété forestière (CRPF), les Réserves naturelles de France (RNF), et la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer).

Un projet construit autour de quatre axes

  1. Etudier les forêts anciennes pour améliorer leur gestion
    L’EI Purpan encadre une thèse portant sur les forêts anciennes du territoire. Elle vise à améliorer la connaissance des espèces peu étudiées qui seraient inféodées aux forêts anciennes et à connaître les effets des usages pratiqués dans le passé sur cette biodiversité. En plus de contribuer à l’amélioration générale des connaissances, elle permettra de définir des préconisations de gestion pertinentes en fonction de la nature de chaque site de forêt ancienne et de son contexte paysager.Ce travail de recherche, dont les contours viennent d’être finalisés, commencera dans les prochaines semaines.
     
  2. Sensibiliser les propriétaires forestiers sur les forêts anciennes
    Le projet permettra de sensibiliser les propriétaires forestiers aux enjeux liés aux forêts anciennes et d’encourager la diffusion de préconisations de gestion pertinentes. Cette action est programmée sur 2017.
     
  3. Préserver les forêts anciennes à fort intérêt patrimonial par acquisition foncière
    L’acquisition foncière de certaines forêts anciennes à fort intérêt patrimonial par le Parc national dans le cadre du projet permettra d’asseoir la vocation de libre évolution qui leur a été assignée dans la charte. Ces forêts feront ensuite l’objet d’un suivi particulier et contribueront à la constitution d’un référentiel scientifique des forêts françaises laissées en libre évolution. Le Parc travaille actuellement à la définition des zones de forêts anciennes qui auraient pour lui le plus d’intérêt.
     
  4. Etablir les plans de gestion de deux forêts dont le Parc national des Cévennes a la propriété
    Deux propriétés forestières du Parc national à fort intérêt patrimonial, le Bois noir (Altier) et la forêt du Sapet (Lanuéjols et St-Etienne-du-Valdonnez), feront l’objet d’études naturalistes et de suivis particuliers. L’élaboration du plan de gestion de chacune de ces forêts est en cours.

La dynamique « forêts anciennes » du Massif central

Par ailleurs, le Parc national contribue aux projets « Forêts anciennes » déposés par l’Association inter-parcs du Massif central et par le Conservatoire botanique national du Massif central. Ce travail en réseau permettra une diffusion large des connaissances et des expériences acquises.

Réunion de lanchement du projet © Catherine Dubois
Réunion de lanchement du projet © Catherine Dubois
Forêt de pins de Salzmann © Yves Maccagno