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Découverte d'une importante colonie de Barbastelles sur l'Aigoual

Faune
L’hiver dernier, plusieurs colonies de Barbastelles ont été découvertes dans 4 tunnels ferroviaires de la vallée de l’Arre sur le massif de l’Aigoual.

Les tunnels de l'ancienne ligne ferroviaire reliant Millau à Nîmes regorgent de vie. En février dernier, sur la base de documents anciens, Cyril Rombaut, garde moniteur au Parc, Madeleine Pons du Centre ornithologique du Gard (Cogard) et Antonin Wilmart, du Groupe chiroptères du Languedoc-Roussillon (GCLR) ont prospecté 4 tunnels dans la vallée de l’Arre.

 

Dans l’un d’eux, ils ont découvert 34 Barbastelles, ce qui constitue à ce jour la plus grande colonie connue dans le Gard. Une vingtaine d’individus ont été recensés dans chacun des trois autres tunnels prospectés.

« Les tunnels se trouvent à proximité d’une zone de vieilles forêts là où vit cette espèce. N’étant pas fréquentés depuis très longtemps, ils sont un refuge idéal pour l’hibernation de l’espèce qui s’adapte très bien aux cavités froides et humides contrairement à d’autres comme le Petit Rhinolophe, le Grand Rhinolophe et le Grand Murin », explique Cyril Rombaut.

Entrées en hivernation en novembre/décembre, elles se réveillent en mars/avril.

27 espèces dans le Parc

En France, on dénombre 34 espèces de chauve-souris. Actuellement, 27 d’entre elles ont été identifiées sur le territoire du Parc national.

Chaque année, les agents effectuent un suivi des gîtes hivernaux sur chaque massif afin de dénombrer les populations de chauve-souris. L’année dernière, une quarantaine de gîtes ont été prospectés.

La Barbastelle peut également être identifiée à l’aide de détecteurs d’ultrasons dès le mois de mai. Les émissions de la Barbastelle se reconnaissent facilement à l’alternance des signaux décalés en fréquence « tchif, tchef, tchif, tchef ». Cette technique originale lui permettrait de tromper ses proies.

Carte d'identité

Nom latin : Barbastella barbastellus

Taille : envergure de 24 à 29 cm

Poids : 6 à 14g

Caractéristiques : pelage sombre dont l’extrémité des poils est dorée ou argentée. Elle se reconnaît facilement à ses larges oreilles noires et jointives au niveau du front et à son nez retroussé.

Statut de conservation : vulnérable au niveau européen - préoccupation mineure au niveau national