Le changement le plus marquant pour Yves Pellequer au-delà des records de températures qu'il corrige régulièrement, «des records maximales et pas de minimales», c'est la raréfaction de la faune. «Enfants, quand nous venions faire les foins chez mon grand-père, nous étions obligés d'attacher nos bas de pantalon à cause des sauterelles, je suis surpris aujourd’hui lorsque j'en vois une».
Les insectes et les grenouilles se font rares. Selon lui, en quarante ans, un quart des oiseaux auraient déserté le secteur comme le rouge-queue, la bergeronnette ainsi que les rapaces. «Je n'ai vu qu'une buse et trois faucons crécerelle cet été. Il n'y a plus de circaète. Je n'observe plus que des corbeaux et des vautours». En revanche, le lézard vert a fait son apparition.