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La stratégie scientifique

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Prospection écrevisses © Arnaud Bouissou
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Étude hydro-géologique du Causse Méjean, aven de la Barelle © Philippe Crochet
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Formation mégalithe © Gaël Karczewski
Changement climatique, déclin de la biodiversité, modification des paysages, raréfaction de la ressource en eau... les enjeux des années à venir sont importants et nombreux pour le territoire. Le Parc national doit donc gérer un environnement en profonde mutation et continuer d’étudier l’interaction homme-nature - fondement de son identité et de sa richesse -, elle-même en perpétuelle évolution.

 

Adossée à la charte, la stratégie scientifique du Parc national 2014-2029 porte la double ambition de continuer à acquérir, comprendre et partager la connaissance des patrimoines, et d’anticiper et accompagner les dynamiques sociales et économiques ainsi que les grandes mutations environnementales.

Elle fixe les orientations et les priorités opérationnelles pour 15 ans en lien avec les huit axes de la charte.

Voici quelques exemples de ces priorités :

 

Des espèces prioritaires

 

L’acquisition des connaissances sur la biodiversité porte sur des espèces qui font l’objet de démarches nationales, dans le cadre des plans nationaux d’action.

Des espèces indicatrices de certains fonctionnements ou changements sont étudiées : papillons de jour, oiseaux des milieux ouverts et forestiers, rapaces, insectes indicateurs de vieilles forêts...

Six groupes d’espèces prioritaires pour le Parc sont identifiés dans la stratégie scientifique et font l’objet d’inventaires et de suivis :

  • les plantes à fleurs et les fougères ou flore vasculaire
  • les papillons de jour ou rhopalocères
  • les libellules ou odonates
  • les criquets, sauterelles et grillons ou orthoptères
  • les vertébrés : oiseaux, rapaces (hors vautours), mammifères, chiroptères, poissons, reptiles et amphibiens
  • les coléoptères inféodés au bois mort et aux déjections animales

 

Le suivi des paysages agropastoraux

 

Les paysages de l’agro-pastoralisme ont valu au territoire son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Construits au fil des siècles par l’homme et les troupeaux, ces paysages sont évolutifs et vivants. La valorisation et la conservation de ce joyau supposent de mieux connaître le patrimoine bâti agropastoral, ainsi que la dimension immatérielle et les savoir-faire qui lui sont associés.

 

L’eau et les milieux aquatiques

 

L’eau et les milieux aquatiques, richesses reconnues du territoire, restent des thèmes prioritaires. L’amélioration des connaissances des fonctionnements hydrologiques des milieux caussenards et cévenols, et leur partage dans le cadre d’un observatoire structureront l’engagement du Parc national et de ses partenaires.

 

L’archéologie

 

Le territoire des Grands causses et des Cévennes est un témoin important du mégalithisme. Menhirs et dolmens ont fait l’objet de restaurations et de relevages dès la création du Parc. 

Depuis 2014, cet important travail de conservation et de restauration est réactivé, en collaboration avec le Service régional de l’archéologie.

 

Le monde souterrain

 

Spécificité et richesse du territoire, le monde souterrain abrite des patrimoines variés : faune, flore, minéraux, histoire… Ils font du Parc national un haut lieu de la spéléologie. Une amélioration de la connaissance des sites doit contribuer à assurer une stratégie de conservation et de gestion des grottes et cavités remarquables.

 

Le suivi des principaux domaines socio-économiques 

 

L’accent sera mis sur le développement de la connaissance des composantes humaines du Parc national. Les suivis seront renforcés dans les principaux domaines socio-économiques :

  • Agriculture et agropastoralisme
  • Tourisme
  • Filière forestière

Ces suivis peuvent être réalisés dans le cadre de programmes de recherche, afin de mieux analyser et restituer les évolutions sociétales majeures.

La mise en œuvre de ces priorités requiert une validation scientifique des travaux, le développement des partenariats, le développement des sciences participatives ainsi qu'une meilleure communication et valorisation des résultats.