Parc national des Cévennes
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Les forêts anciennes

Minoritaires sur le territoire, les forêts anciennes font l’objet d’une attention particulière de l’établissement public du Parc national qui s’est engagé à les préserver, car elles constituent de remarquables réservoirs de biodiversité.

Les forêts anciennes : de quoi s’agit-il ?

On appelle "forêts anciennes" des forêts installées depuis le milieu du XIXe siècle au moins : depuis la période du "minimum forestier", l’état boisé de ces forêts n’a été interrompu ni par un défrichement ni par une mise en culture. Par opposition, les forêts "récentes" sont les forêts boisées après le milieu du XIXe siècle, à partir d’un sol non forestier.

Une forêt ancienne peut avoir fait l’objet de coupes ou de travaux sylvicoles : elle présentera alors une physionomie différente d’une forêt ancienne en évolution naturelle. Leur point commun ? La continuité de l’état boisé depuis le milieu du XIXe siècle au moins.

Des réservoirs de biodiversité et des écosystèmes de référence

Sur le territoire du Parc national, les cartes de l’Etat-Major établies entre 1844 et 1856 ont montré que seulement 21 % des forêts actuelles sont anciennes. Celles-ci suscitent l’intérêt de l’établissement et de la communauté scientifique car elles accueillent une biodiversité particulière : certaines espèces (végétaux, animaux, champignons) y sont associées. La fragilité de ces espèces, qui se dispersent généralement peu, confère aux forêts anciennes qui les accueillent un intérêt conservatoire particulier.

Par ailleurs, lorsqu’elles sont peu artificialisées, les forêts anciennes sont les témoins d’écosystèmes proches d’un fonctionnement naturel et constituent ainsi des références scientifiques précieuses.

Ancienneté et maturité

Les forêts anciennes n’ont pas toutes le même degré de maturité : selon le contexte écologique et le mode d’exploitation, une forêt ancienne peut être plus ou moins riche en vieux et gros arbres, plus ou moins riche en arbres porteurs de cavités et plus ou moins riche en bois mort. Si en plus d’être anciennes, les forêts présentent des degrés de maturité élevés, alors elles sont d’autant plus intéressantes pour de nombreuses espèces liées au vieillissement des arbres et des peuplements forestiers.

Des documents synthétiques sur les forêts anciennes

Vous souhaitez en savoir davantage sur les forêts anciennes ? Deux documents illustrés sont téléchargeables ci-dessous. Le premier présente ce qu’est une forêt ancienne, pourquoi s’y intéresser, comment les repérer et comment les prendre en compte dans la gestion forestière. Le second est centré sur les forêts du territoire du Parc national des Cévennes et présente leur évolution ainsi que les principales différences entre forêts anciennes et forêts récentes.

Ces documents ont été réalisés dans le cadre du projet « forêts anciennes » porté par l'établissement public depuis 2016, en collaboration avec l’Agence française pour la biodiversité, le réseau des Parcs nationaux de France et le Centre national de la propriété forestière.

Par ailleurs, à l’issue d’un travail de cartographie des forêts anciennes à l'échelle des parcs naturels régionaux du Massif central, l’association inter-parcs Ipamac a réalisé un rapport technique présentant la méthodologie utilisée et les principaux résultats, accompagné pour le Parc national des Cévennes d’un document spécifique d’analyses.

Localisation des forêts anciennes sur le territoire du Parc national des Cévennes

La cartographie dynamique des forêts anciennes sera bientôt accessible sur la cartothèque de ce site. En attendant, les cartes des forêts anciennes de chaque commune sont téléchargeables ci-dessous.Elles sont regroupées dans des fichiers pdf classés en fonction de la lettre par laquelle commence le nom de la commune concernée.

Attention toutefois : au nord-est du territoire apparaît une limite franche entre une partie nord très boisée, cartographiée en 1845, et une partie sud peu boisée, cartographiée neuf ans plus tard. Des vérifications sont en cours pour comprendre cet écart. Il pourrait s’agir d’une différence d’interprétation des châtaigneraies, considérées ou non comme « forêts » selon les cartographes de l’époque.

Ilot de sénescence en forêt domaniale de l'Aigoual (Gard). Crédit : Mathieu Baconnet - PNC
Ilot de sénescence en forêt domaniale de l'Aigoual (Gard). Crédit : Mathieu Baconnet - PNC
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