Parc national des Cévennes
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Les étages de végétation

Comme pour tous les territoires montagneux, la végétation du Parc national s’organise en « étages » qui correspondent à des tranches d’altitudes où règnent des conditions climatiques relativement homogènes. A l’intérieur de chacun, on distingue les versants chauds exposés au sud, les adrets, et les versants plus froids exposés au nord, les ubacs.

L’étage subalpin

Au-dessus de 1 500 m en versant nord, cet étage ne couvre qu’une faible superficie des croupes du sommet du mont Lozère. Il est caractérisé par des landes à genévrier nain, à callune, à myrtilles et par des pelouses à nard. On y trouve la pulsatille du printemps et le jonc trifide. Le Parc ne possède pas d’étage alpin, emblématique des hautes montagnes.

L’étage montagnard

Il est subdivisé en trois sous-étages : 

- l’étage montagnard supérieur (alt. >1 250 m en  versant nord) comprend les hêtraies d’altitude et les hêtraies-sapinières ;
- l’étage montagnard moyen (alt. >900 m en versant nord) est couvert par la hêtraie ;
- l’étage montagnard inférieur (alt. >800 m en versant nord) est marqué par le mélange du hêtre et de feuillus, notamment le chêne pubescent et le chêne sessile

L’étage collinéen ou supraméditerranéen

Il se situe entre 500 et 800 m d’altitude en versant nord. 

- l’étage collinéen correspond aux secteurs sous influence atlantique : sur sol calcaire, c’est le règne de la chênaie pubescente à buis encore mêlée de chêne sessile ; sur sol siliceux, la châtaigneraie s’impose, aux côtés du chêne pubescent et du chêne sessile ;
- l’étage supraméditerranéen correspond aux zones sous influence méditerranéenne : on y distingue la chênaie pubescente à buis sur calcaire et la chênaie pubescente à châtaignier et à pin sylvestre sur silice.

L’étage mésoméditerranéen

Au-dessous de 500 m d’altitude en versant nord règne le chêne vert. Sur silice, il est souvent remplacé par le châtaignier. On observe localement le pin de Saltzman.

 

Chênaie-châtaigneraie. Crédit : Alain Lagrave
Chênaie-châtaigneraie. Crédit : Alain Lagrave