La voie Régordane
La Régordane, dont l’existence est attestée par les textes dès le XIIe s., correspond au tronçon cévenol de la route de France, itinéraire reliant l’Ile-de-France au Bas-Languedoc. Cette voie n’est mentionnée dans aucun texte ni carte routière de l’Antiquité. Son existence à l’époque gallo-romaine n’est donc pas prouvée.
Cependant, cet itinéraire devait exister alors, étant donné qu’il a repris le tracé d’un axe de pénétration naturel : la vallée du Gardon. Dans l’Antiquité, cette vallée permettait de relier le Languedoc oriental et la basse vallée du Rhône au Massif central, en traversant le territoire des Gabales (Gévaudan). Des vestiges sont visibles dans les départements du Gard et de la Lozère : Concoules, Génolhac.
La voie de Coudoulous
Depuis Portes jusqu’au col de la Croix-de-Berthel (Saint-Maurice-de-Ventalon), cette bretelle reliait la Régordane à la draille du Languedoc (mont Lozère). Plusieurs découvertes semblent prouver son origine antique dont des graffiti en latin visibles sur les parois rocheuses surplombant la voie (Collet-de-Dèze).
Son intérêt économique à l’époque gallo-romaine s’impose de lui-même. Son tracé doit être mis en relation avec l’exploitation des mines du mont Lozère. La voie passe par le col de la Croix-de-Berthel où des fouilles effectuées dans les années 1980 ont mis au jour des fours de tuiliers et un atelier métallurgique. Il est possible qu’il ait existé ici une bourgade placée stratégiquement sur la voie de Coudoulous.