Les grands axes de cette politique forestière
- Maintenir et renforcer les espèces et les habitats remarquables
Pour assurer la tranquillité des rapaces forestiers, les interventions autour des nids pendant la nidification sont limitées. Les forêts remarquables - forêts de bord de rivière, hêtraies sur calcaire… - sont protégées.
- Favoriser une gestion forestière proche de la nature
La gestion en futaie irrégulière - arbres d’âges et de diamètres différents sur une même parcelle forestière - est privilégiée. La régénération naturelle est préférée à la plantation afin de favoriser les essences locales. On laisse vieillir la forêt en allongeant la durée de renouvellement des peuplements. Une gestion particulière est pratiquée sur les pentes fortes. L’utilisation des produits phytosanitaires est limitée.
- Favoriser les espèces liées au bois mort et aux vieux arbres, laisser des forêts en évolution naturelle.
Six réserves intégrales - zones non exploitées sur de grandes surfaces - ont été créées dans les forêts publiques ; elles couvrent 1 200 ha au total. Des îlots de sénescence - petites surfaces sur lesquelles les coupes ne sont plus pratiquées – sont également créées dans les forêts publiques depuis une quinzaine d’années. Les arbres à loge, les arbres morts, les gros arbres vivants sont conservés.
- Assurer un équilibre entre la production forestière et les populations de cervidés (équilibre sylvo-cynégétique)
On vise à maintenir une population de cerfs et de chevreuils compatible avec la régénération forestière. Les espaces ouverts et les milieux humides intraforestiers sont conservés.
+ d’infos :
Le site du Centre régional de la propriété forestière
Le site de l’Office national des forêts