Marginale au siècle dernier, la forêt tient aujourd’hui une place prépondérante dans les paysages du Parc national des Cévennes. Elle ne cesse de s’étendre au détriment des milieux herbacés délaissés par le pâturage. Son aspect varie grandement en fonction de son histoire, des roches et des espaces qu'elle occupe.
Les forêts cévenoles sont jeunes pour la plupart. Des siècles de surexploitation - charbon de bois, verrerie, bois d’oeuvre ou de chauffage - ont eu raison de forêts réputées à tort inépuisables. Il y a tout juste un siècle, elles étaient réduites à quelques lambeaux dispersés sur le territoire: il s'agit des forêts anciennes.
Du taillis de chêne vert à la hêtraie-sapinière montagnarde, les forêts du parc national sont extrêmement variées. Cette variété est due à l'altitude, au type de roche et l'âge des forêts.
L’évolution de la forêt a favorisé le retour ou l’installation de diverses espèces animales et végétales. C'est le cas du pic noir, dont la présence est aujourd’hui régulière, ou de la chouette de Tengmalm dont plusieurs cas de nidification ont pu être observés.
Afin de préserver la richesse et la diversité des forêts, le Parc national des Cévennes s’appuie sur une réglementation qui lui est propre, et sur un travail effectué en partenariat avec les gestionnaires forestiers : le Centre régional de la propriété forestière (CRPF) et l’Office national des forêts (ONF) notamment.
Un guide a été mis au point pour déterminer les habitats forestiers et en apprendre plus sur leur intérêt ou les menaces qui pèsent sur eux.