Les milieux aquatiques abritent une précieuse biodiversité. La roche, le sol, le climat et les précipitations sont autant de variables écologiques, auxquelles se combinent la température et la composition de l’eau. Ce milieu naturel, zone de contact entre le sol et l’eau, est extrêmement riche sur le plan écologique.
Les eaux courantes, de la source à la rivière
La végétation strictement aquatique est composée d’algues, de mousses et de plantes à fleurs. À sec en été, les bancs de sable ou de gravier abritent de nombreux invertébrés, maillons indispensables de la chaîne alimentaire. Les ruisseaux et les rivières sont longés par une végétation herbacée luxuriante, appelée mégaphorbiaie.
Les forêts de bord des eaux
Les rivières sont longées sur les berges de rideaux d’arbustes et d’arbres. Leur composition est déterminée par les crues et par la hauteur de la nappe d’eau souterraine présente dans les alluvions. En montagne, la violence des crues empêche la végétation de s’installer dans le lit des torrents, qui sont alors essentiellement rocheux. Le long des rivières à régime moins torrentiel, se développent des fourrés de saules à bois tendre, comme le saule pourpre, dont les rameaux résistent bien aux crues.
Les forêts bordant les cours d’eau ou ripisylves se déploient plus en retrait du lit, mais toujours en contact avec la nappe alluviale. Elles sont dominées par des arbres tels que l’aulne glutineux, le frêne commun, le frêne oxyphylle, le peuplier… Des espèces animales y trouvent un lieu de vie idéal : la loutre, le castor, le martin-pêcheur, le cingle plongeur, le héron cendré, nombre d’amphibiens et de reptiles.
Les pièces d’eau dormante et les lavognes
Les pièces d’eau dormante concernent principalement des mares, appelées lavognes sur les Causses, et des retenues d’eau artificielles. Seules quatre d’entre elles sont de taille relativement importante : le lac de Villefort, l’étang de Barrandon, le plan d’eau de Sainte-Cécile d’Andorge et le lac des Pises.
La flore des eaux dormantes dépend de la profondeur de l’eau. À mesure que celle-ci diminue, les végétaux aquatiques à tissu fragile, comme les renoncules aquatiques, se raréfient. Ils sont alors remplacés par les espèces à tige coriace élevées au-dessus de l’eau, dites « hélophytes », tels les massettes et le roseau. Des tapis flottants de petites lentilles d’eau s’étalent à la surface des mares ou des bassins relativement chargés en éléments nutritifs. La diversité de ces formations végétales contribue également à la richesse animale de ces milieux.