Savez-vous d’ailleurs qu’on n’en dénombre pas moins de 13 espèces en Cévennes, sans compter les nombreuses sous-espèces et variétés décrites ?
Il s’agit d’une famille qui, sous le même nom de genre « Viola », regroupe les violettes et les pensées (à 4 pétales tournées vers le haut contre 2 pour les violettes).
La présence d’une odeur ou non, la longueur et la couleur de l’éperon, la taille, la forme et le nombre de crénelures des feuilles, la présence de stolons, la pilosité et la forme des stipules… sont autant de critères à apprécier pour attribuer le nom exact d’une violette.
Les fleurs sont consommables et donnent une petite touche de couleur aux salades sauvages de printemps. Autrefois, elles étaient utilisées comme remède contre les bronchites chroniques et les angines. Le sirop de fleurs était employé contre les rhumes ou même la coqueluche. Quant aux graines, elles seraient très efficaces contre les calculs rénaux et la racine broyée serait un puissant vomitif !
La couleur bleue des violettes est sensible à l’acidité, elle vire très vite au rose-rouge en présence d’acide. Ce sera le cas si vous vous amusez à importuner une fourmilière de fourmis rousses avec une fleur de violette: leurs jets d’acides marqueront de tâches roses la corolle et son parfum suave disparaitra au profit d’une odeur âcre d’acide formique !
On dit qu’offrir des violettes est une marque de pudeur, de modestie et de timidité, par allusion à la discrétion de ces fleurs et de leur parfum suave.
Les Grecs en ont fait l’emblème de l’innocence et en décoraient les cercueils des jeunes vierges. La mythologie romaine raconte que Vénus, qui venait d’épouser le laid Vulcain, ne pouvait se résoudre à le suivre. Celui-ci se couronna de violettes et la belle déesse, sensible à leur doux parfum, sourit à son mari, écouta ses protestations d’amour, et devint sa femme…