Le polypore du bouleau participe à la décomposition du bois. Il cause une pourriture « brune cubique » en s’attaquant prioritairement à la cellulose du bois : le bois mort riche en lignine se casse brutalement et se délite en petits morceaux bruns anguleux, et qui ont parfois l’odeur de pomme verte.

On ne sait pas s'il est parasite, mais on constate que les arbres sont capables de compartimenter et d’isoler les parties colonisées par le champignon.

Le polypore du bouleau
Fructification du polypore en forme de plateau

Sa fructification dure environ une année. Le polypore est en forme de plateau : d’abord blanc, il brunit sur le dessus en vieillissant. On utilisait cette « peau » veloutée pour parfaire l'aiguisage des lames de rasoirs. La face inférieure reste blanchâtre : elle est composée d’un réseau dense de pores qui libèrent les spores et dispersent ainsi le champignon vers de nouveaux arbres.

Par sa présence, le polypore, comme tous les champignons, contribue à la vie de la forêt. Il participe au recyclage de la matière organique et favorise ainsi l’évolution des stades pionniers de la forêt vers les stades plus anciens avec des espèces de plus grande longévité tel le chêne ou le hêtre.

Ötzi, l’homme néolithique de l’âge du cuivre ( 5 000 avant J.C.), retrouvé momifié dans les glaces des alpes tyroliennes de l’Italie, avait sur lui un morceau de polypore passé dans une lanière de cuir. Le polypore n’est pas réputé comestible mais aurait pu être utilisé comme médicament (il a des propriétés antibiotiques) ou pour allumer des feux.