Les noms vernaculaires sont nombreux pour cette plante réputée pour le traitement de la goutte mais néanmoins hautement toxique. Son nom est d’ailleurs lié au pays de Colchide, terre de la magicienne et empoisonneuse Médée.
On l’observe facilement à l’automne dans les prairies fraîches ou dans les bois d’aulnes et de frênes en bordure des rivières : les corolles roses ou blanches rappellent celles des crocus, mais elles émergent d’un profond bulbe, totalement dépourvues de feuilles.
Ce n’est qu’au printemps que les grandes feuilles allongées et lustrées (semblables à celles des tulipes) apparaissent par groupe de deux ou trois, enveloppant une ou plusieurs capsules, grosses comme des noix (les fruits).
Aussi n’est-il pas simple de faire le lien entre les fleurs et les feuilles en raison du décalage entre la fécondation, en automne, et le développement du fruit, au printemps.
D’autres fleurs de cette famille des Liliacées lui ressemblent. Le colchique de Naples, moins fréquent dans le Parc national des Cévennes et plus méridional, en diffère par son fruit qui reste au ras du sol. En revanche, on ne risque pas de le confondre avec le crocus printanier qui pointe au printemps, entouré de ses feuilles fines à sillon central blanc.