Les insectes : une richesse exceptionnelle

Les invertébrés représentent 85 % des espèces animales qui vivent dans le parc. Les insectes représentent à eux seuls plus de 90 % de ces invertébrés : on en dénombre 1 824 espèces.

Le territoire du parc a été préservé, jusqu’à une période récente du moins, du recours aux pesticides, fongicides ou amendements, des pratiques qui se sont généralisées partout ailleurs et qui affectent fortement les peuplements d’invertébrés. Beaucoup d’espèces autrefois courantes se sont raréfiées ou ont disparu du fait de ces pratiques. On peut en revanche toujours les observer en Cévennes.

La richesse de l’entomofaune est également favorisée par la variété des milieux liée à la diversité des roches mères, des expositions, des influences climatiques et des dynamiques végétales.

 

Les espèces remarquables

Certaines espèces constituent un enjeu fort sur le plan patrimonial. Il s’agit par exemple, parmi les coléoptères, des saproxyliques qui comptent plusieurs espèces d’intérêt communautaire : la rosalie alpine, le grand capricorne, le cerf volant et l’osmoderme érémite.

On peut également citer, parmi les lépidoptères, le damier de la succise, le procris Œdipe et l’apollon. Ce dernier présente des populations extrêmement vulnérables sur les causses. L’une d’elles est reconnue d’importance à l’échelle internationale. La population présente dans le parc national constitue un enjeu fort pour la conservation de l’espèce dans le Massif central.

 

 

 

Le cerf-volant
L’apollon

 

Enfin, parmi les nombreuses espèces d’odonates, citons la cordulie splendide. Elle a fait l’objet d’un inventaire sur le territoire du parc.

Le maintien des milieux ouverts, notamment des pelouses caussenardes, des zones humides et des milieux de transition comme les landes est essentiel pour la préservation de la biodiversité et notamment de la diversité des espèces d’invertébrés.

 

L’écrevisse à pattes blanches

L’écrevisse à pattes blanches

C’est sans doute l’invertébré le plus connu. Cette espèce est particulièrement menacée. Sa répartition était très large il y a quelques dizaines d’années. Elle se limite actuellement à quelques cours d’eau, ce qui rend extrêmement fragile le statut de cette espèce.