C’est vraiment à partir de la mi-avril que son chant résonne de façon quasi continue dans les fourrés, les buissons, les haies, aux alentours de nos maison et et de nos jardins. Il est présent un peu partout, mais essentiellement dans les vallées et sur les versants, où il recherche l’abri de fourrés, haies, bosquets, ou encore de forêts de bord de rivière.
Et il n’y a aucun doute possible quant à son identité. Certes, ce n’est pas un oiseau accessible au premier coup d’œil. En effet, le rossignol est, comme de nombreux passereaux, d’une taille relativement modeste (celle d’un moineau). Son plumage brun roussâtre est également discret. De plus, il a pour habitude de se dissimuler dans le couvert des arbres et arbustes, où il peut établir son nid. Il passe enfin la plupart de son temps à rechercher sa nourriture sous le couvert des buissons dont il ne s’écarte guère. Son observation serait donc bien souvent compromise s’il n’y avait son chant pour nous permettre de le repérer.
Et son chant, annonciateur d’un printemps enfin installé, est très différent de celui de ses congénères. Empruntons à Paul Géroudet sa description : « Il est composé de phrases séparées de brefs silences, chacune répétant une note ou un motif simple pendant deux à quatre secondes, sur un tempo variable, très rapide en général. On y reconnaît toujours des roulades caractéristiques, et des splendides crescendo flûtés, plus lents tiutiutiutiutiu… et pioupioupioupiou… prolongés parfois à perdre le souffle… Le soir venu, les chanteurs diurnes se taisent peu à peu… Sa voix chaude s’élève dans la nuit de mai, répondant aux rossignols des alentours..».
C’est à partir du mois d’août et en septembre que ce migrateur repartira vers des contrées plus chaudes.