La rudesse du climat sur le mont Lozère explique que les diverses fonctions d'une exploitation (habitation, étable, grange, four...) se répartissent dans un ensemble de bâtiments groupés et qui communiquent entre eux, pour que l'habitant n’ait pas à sortir, l'hiver notamment.
A l'origine en chaume de seigle, les couvertures ont été progressivement remplacées par des lauzes de schiste. A l'intérieur, deux niveaux le plus souvent, des plafonds bas, de petites ouvertures qui tentent de limiter les déperditions de chaleur et préservent l'intimité de la vie familiale face à la vie collective.
On entre de plain-pied dans la salle commune, au rez-de-chaussée, où s'ouvrent la cheminée et la porte de l'étable. La façade principale du corps d'habitation est orientée au sud, encadrée par l'étable et les bâtiments d'exploitation, tandis qu'à l'arrière, la pente de la montagne assure un abri contre le vent.
Cette architecture est issue d’implantations humaines dès la période romaine et le haut Moyen-Age. Le mausolée gallo-romain de Lanuéjols, dans la vallée du Valdonnez, en témoigne. Les grands ordres étaient également présents : ainsi, les Hospitaliers ont tenu plus de 5 000 hecatres pendant près de cinq siècles sur le haut mont Lozère.