Le Parc national des Cévennes a été désigné réserve de biosphère par l’Unesco en 1985. Le fondement d’une réserve de biosphère est la conciliation entre conservation de la biodiversité, développement économique et social, maintien des valeurs culturelles qui y sont associées.
Une réserve de biosphère n'est pas un territoire sous cloche d'où l'homme est exclu. C'est un territoire vivant, choisi pour être le terrain d’application du programme Man and biosphere de l’Unesco. Celui-ci consiste à promouvoir un mode de développement économique et social basé sur la conservation et la valorisation des ressources locales, et pour lequel la participation citoyenne est favorisée.
Les priorités d’une réserve de biosphère sont de contribuer à la conservation des écosystèmes, des paysages, des espèces ; d’encourager un développement économique respectant la nature et la culture locale ; de mettre en place des projets de recherche qui aident à la gestion des territoires ; d’assurer une surveillance continue de l'environnement pour connaître l'état de la planète ; d’encourager la formation et l'éducation ; de favoriser l'implication des populations dans la prise des décisions concernant leur région.
L’établissement public du Parc national des Cévennes est gestionnaire de la réserve de biosphère des Cévennes. Après une phase d’expérimentation limitée territorialement – vallée du Galeizon- ou dans des thématiques bien spécifiques – pierre sèche, énergies renouvelables -, l’ambition de la réserve de biosphère des Cévennes est désormais de faire partager son concept de fonctionnement par tous les acteurs du Parc national et de ses partenaires sur le territoire. Première étape : la mise en cohérence des limites de la réserve de biosphère avec celles du Parc national, fixée par le décret de création modifié du parc.
La France compte 10 réserves de biosphère et il en existe plus de 500 dans le monde.