Les chiroptères affectionnent les milieux humides, à température constante, riches en insectes dont ils sont de gros consommateurs. On les observe dans des sites d’origine naturelle – grottes, avens, fissures rocheuses - et artificielle – ponts routiers, tunnels, mines et bâti. Les habitations offrent une grande variété de loges possibles : derrière les volets, sous les tuiles, dans les fissures des murs, entre les linteaux en bois d’une porte, dans les greniers, les caves…

Les espèces dominantes
Le petit rhinolophe domine dans les gîtes cévenols. La qualité de l’habitat y est sans doute pour beaucoup, ainsi que l’absence d’une agriculture employant des insecticides à grande échelle, et la présence de nombreux greniers et clèdes encore accessibles. Le grand rhinolophe, l’oreillard gris, le grand ou le petit murin, la barbastelle ou encore la pipistrelle sont au nombre des espèces identifiées.

Menaces et précautions
Les projets de sécurisation ou d’aménagement d’anciens travaux miniers, galeries d’eau ou tunnels ferroviaires représentent un danger pour ces espèces. Des solutions existent, comme l’installation d’une grille, compatible avec la libre circulation des animaux, pour sécuriser une galerie désaffectée. En matière de restauration de l’habitat, il en est de même : on peut aussi opter pour des aménagements spéciaux (chiroptière, brique creuse, drain aménagé), ne représentant pas un surcoût de travaux important, et respecter des périodes de quiétude !