Il s’agit de trouver les indicateurs de qualité de l’eau les plus pertinents pour chaque milieu, et les plus faciles d’utilisation; puis de mettre en place un suivi de la qualité en zone cœur ; enfin, d’étendre le dispositif au territoire du Parc dans son ensemble. A terme, ce sont les agents de terrain du Parc qui effectueront ce suivi.

L’eau est une ressource de plus en plus rare, convoitée et fragile. Le cœur du Parc national et sa proche périphérie comprennent les massifs dans lesquels se trouvent les sources du Lot, du Tarn, des Gardons et de l’Hérault. Ces têtes de bassins versants ont une valeur patrimoniale forte – zones humides et petits chevelus hydrographiques, notamment – et un rôle fonctionnel significatif. Afin d’assurer une solidarité amont-aval (cœur-aire d’adhésion), connaître et suivre la qualité des cours d’eau dans le cœur est indispensable.

Trois paramètres de qualité

La phase préparatoire à la mise en place de l’observatoire a démarré au printemps 2008 sur le sous bassin versant du Haut Tarn, dominé en termes de gestion de l’espace par des activités pastorales et agricoles. Deux critères ont été retenus : la qualité chimique des eaux, via un analyseur portatif qui permet de quantifier en temps réel les taux de matières organiques, de nitrate et d’oxygène dissous, et la qualité physique, par un suivi de la température des eaux.

En 2009, la qualité biologique est également appréciée ; un protocole de prélèvement des macro-invertébrés est testé afin de trouver les espèces les plus pertinentes comme indicatrices de l’évolution du milieu considéré. En 2010, l’expérimentation sera complétée par des relevés sur un sous bassin versant des Gardons.

C’est la combinaison de ces trois paramètres qui permettra de déterminer et de suivre la qualité des milieux aquatiques des têtes de bassins versants qui composent le Parc national des Cévennes.