Le plus grand des trois menhirs est en dolomie, une roche visible à quelques centaines de mètres au nord de l’endroit où il est aujourd’hui relevé. Ses dimensions le classent parmi les plus grands et les plus beaux menhirs du causse Méjean : sa hauteur est de 3,96 m ; sa largeur de 1,30 m à la base et de 1 m dans sa partie haute ; son épaisseur moyenne de 0,45 m. Il pèse pratiquement 7 tonnes.
Le plus petit des trois est en grès. Il trônait à l’origine au point haut du Ségala, vers la côte 1098, au lieu-dit « La Brousse », mais avait été déplacé il y a quelques dizaines d’années. Il s’agit du seul menhir en grès connu sur le causse Méjean, ce qui implique un transport assez conséquent par les hommes préhistoriques. Il mesure 1,46 m de hauteur pour une largeur extrême de 0,59 m et son épaisseur est de 0,32 m.
Le troisième menhir, en dolomie, mesure 2,82 m de hauteur, et sa largeur varie de 1,32 m à 1,52 m. Son épaisseur n’est que de 0,23 m. Il était couché et enfoui dans un champ de luzerne à une trentaine de mètres de la route.
Le relevage a été réalisé par l’entreprise Millau Transport Manutention, avec l’aide de M. Bousquet, du Veygalier, et avec l’autorisation du propriétaire, Guy Gely, et de Hervé Agrinier, actuel fermier.
Cet ensemble de mégalithes est connu depuis longtemps des agriculteurs locaux et ce secteur du causse Méjean recèle sans nul doute d’autres menhirs enfouis. Si le dernier inventaire publié en 1977 faisait état de 74 mégalithes sur le causse Méjean, ce nombre est porté actuellement à plus de 110 et d’autres découvertes sont à venir.
Les menhirs du Méjean font l’objet de recherches menées par Jean-Yves Boutin, DRAC/SRA, en collaboration avec un chercheur associé au CNRS, Hélène Vergély, et une étudiante en préhistoire, Caroline Carpent. Ces travaux engagés en 2009 devraient se poursuivre dans les années à venir et nous aider à mieux comprendre ces installations. Quoi qu’il en soit, le travail effectué par les populations préhistoriques du Néolithique final-Chalcolithique, soit entre 3 800 et 2 200 avant J.-C., reflète à l’évidence une organisation communautaire dans des buts bien établis.
Plus d’infos
- Atlas archéologique du Parc national des Cévennes (Edition Parc national des Cévennes, 2007) (29 euros) : en vente à la boutique en ligne
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