Basés sur le volontariat, ces contrats répondent à un enjeu environnemental fort : la préservation des milieux naturels ouverts. Un diagnostic pastoral et un diagnostic écologique sont croisés ; les contrats sont ensuite finalisés et donnent lieu à une planification de mesures sur 5 ans. Ils sont proposés à des exploitants agricoles sur la base de critères définis en étroite concertation par le Parc national, la Direction départementale des territoires de la Lozère, et la profession agricole.

Le Parc a défini les espèces et habitats naturels prioritaires pour chaque territoire : tourbières et pelouses à nard pour le mont Lozère et l’Aigoual ; pelouses riches en orchidées et prairies naturelles de fauche pour le causse Méjean ; bas-marais alcalins, pelouses et landes pour les vallées cévenoles.

Par ailleurs, des critères de priorité socio-économiques ont été retenus : groupement pastoral, jeune agriculteur, spécialité ovin viande.

La campagne 2010 a permis l’engagement de 22 contrats : 6 ont été signés sur le mont Lozère, 4 sur l’Aigoual, 4 dans les Cévennes et 8 sur le causse Méjean – pour un budget sur cinq ans de 980 000 euros. Au total, depuis 2007, ce sont 70 contrats qui ont été signés, plus de 180 agriculteurs concernés et 3 640 000 euros attribués.

Le Parc national a d’ores et déjà cartographié les 17 exploitations (2 600 hectares) qui seront concernées par les MAEt 2011. Pour cette nouvelle campagne, l’accent sera mis sur le suivi des contrats, l’accompagnement des agriculteurs, la qualité dans la mise en oeuvre des mesures, et une relation plus suivie entre agents de terrain/chargés de mission du siège et agriculteurs.