Cette inquiétude porte sur le risque local d’incompatibilité de tels projets avec un développement durable sur un territoire fondé sur la préservation des ressources naturelles, sur la préservation de la qualité de vie pour les habitants, et sur la valorisation de produits locaux typés et de qualité. Elle porte également sur le risque global d’une relance mondiale de l’exploitation des ressources fossiles à forte émission de carbone.
Dès le mois de décembre, lorsque l’information sur cette affaire a surgi, la direction du Parc national a fait établir une vérification cartographique des périmètres des permis et a interpellé le ministère pour en savoir plus sur ces autorisations ministérielles de mars 2010.
Elle a ensuite adressé des courriers aux sociétés attributaires pour les informer et leur rappeler que, pour le cœur, la protection apportée par classement en Parc national joue automatiquement et de manière absolue : l’exploitation et même la recherche y sont strictement interdites. Pour le reste du territoire, la charte du Parc national pourra prendre en compte ce nouvel élément pour permettre au territoire de se protéger contre ce type de risque.
Le président de Lescure a donc décidé de soumettre cette question au conseil d’administration dès sa prochaine séance.
Dernière actu
Face aux inquiétudes et à la grogne exprimée partout sur les territoires concernés, la ministre de l'Ecologie et le ministre de l'Industrie ont lancé une mission d'inspection sur les gaz et huiles de schiste. Un rapport d'étape sera rendu en avril et le rapport définitif en juin.
En savoir plus :
Le site du ministère de l'Ecologie