Un bilan provisoire peut être dressé - l’instruction des dossiers par la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt (Ddaf) est en cours.
Vingt et un contrats ont été signés – 6 sur le causse Méjean, 6 sur le mont Lozère, 5 en vallées cévenoles et 4 sur le massif de l’Aigoual - pour une superficie totale de 1242 hectares, et un budget global de 930 000 euros.

Les Maet ont pour objet la préservation des habitats naturels et des habitats d’espèces importants au regard des enjeux majeurs du site Natura 2000 tels que décrits dans le document d’objectifs.

Des exigences particulières

Pour certains de ces habitats, qui ont des exigences très particulières, des mesures contractuelles précisent un certain nombre de contraintes. Ainsi, les tourbières font l’objet d’une mesure interdisant leur destruction, l’usage du feu, la fertilisation, et limitant le chargement de pâturage instantané à 1 UGB/ha. La mesure « Prairie naturelle de fauche » prévoit une fertilisation limitée et une fauche tardive, dont la date est modulée en fonction des territoires.

Pour les autres milieux à vocation essentiellement pastorale, pour lesquels les préconisations doivent être adaptées au cas particulier de chaque exploitation, une mesure « Gestion pastorale » est mise en œuvre. Elle s’accompagne de l’obligation de définir un plan de gestion pastorale adapté à la fois aux enjeux naturels et aux enjeux technico-économiques de l’exploitation. Ce qui donne lieu à un travail fin de concertation entre un technicien pastoral du Service inter-chambres d’agriculture, montagne méditerranéenne et élevage du Languedoc Roussillon (Suamme), l’agriculteur et le Parc.

Le dispositif est encore en cours d’amélioration. Le Parc souhaite mettre l’accent sur ce volet qui permet à l’agriculteur, au Suamme et au Parc de se rencontrer et d’échanger autour d’un intérêt partagé, le pastoralisme, et de s’adapter au mieux aux besoins de l’agriculteur et à l’enjeu naturaliste.