Le Parc national soutient l’élevage ovin transhumant, gage d’un maintien des milieux ouverts à forte valeur patrimoniale. Il est engagé dans une politique de contractualisation avec les agriculteurs pour les inciter à de bonnes pratiques, c’est-à-dire respectueuses des milieux naturels.
Le Parc apporte des aides ponctuelles aux agriculteurs qui peuvent prendre diverses formes : soutien financier pour l’acquisition d’installations importantes pour la conservation d’un élément de patrimoine naturel ; labellisation de produits agricoles issus de modes de production durables ; aides technique et financière pour l’insertion paysagère de bâtiments agricoles…
Dans le domaine de l’agropastoralisme, l’action du Parc national vise à la préservation, voire à la restauration, de la qualité et du caractère du territoire. Le Parc œuvre pour freiner la déprise agricole depuis de nombreuses années : le territoire a perdu deux fois moins d’exploitations agricoles que les départements voisins.
Le soutien au pastoralisme
Le Parc national mène de nombreuses actions en faveur du maintien des milieux ouverts d’intérêt patrimonial et de la préservation de la biodiversité. Parmi les interventions les plus significatives, on peut citer :
- l’achat ou la location de propriétés (3 800 ha) pour les confier à des agriculteurs ou à des groupements d’agriculteurs, avec une priorité accordée à l’élevage ovin-viande
- la restauration de cabanes pastorales ;
- l’appui financier aux actions d’animation foncière, de structuration de groupements pastoraux et de reconquête pastorale sur les estives
- un soutien déterminant à l’élevage ovin transhumant
Le conseil et l’aide architecturale pour une meilleure intégration paysagère des bâtiments agricoles
Le Parc apporte un appui technique à la conception de bâtiments intégrés à leur environnement. Il prend en charge la totalité des surcoûts architecturaux engendrés par ses prescriptions en matière de rénovation des bâtiments de caractère.
La contractualisation avec les agriculteurs
Au travers des contrats « Mazenot », le Parc rémunère des travaux d’entretien des sentiers ou d’éléments patrimoniaux particuliers effectués par des agriculteurs.
Des contrats « Patrimoine » concernent la sauvegarde de sites à fort enjeu environnemental particulier.
Depuis 2007, les mesures agri-environnementales territorialisées (MAEt) permettent de contractualiser avec les agriculteurs pour la bonne gestion d’habitats naturels à fort enjeu patrimonial sur de plus vastes surfaces : en 2007 et 2008, 1 668 ha ont été contractualisés sur 5 ans en zone cœur du Parc, pour un montant total de 1 641 700 €.
Le soutien aux projets qui contribuent à la conservation du caractère du Parc, de son patrimoine, et à la restauration des paysages identitaires
Le Parc et les chambres d’agriculture s’associent souvent pour construire sur le territoire des projets cohérents intégrant à la fois les contraintes économiques et les enjeux environnementaux. (Life gestion des landes et pelouses du mont Lozère, PLAC Méjean visant à la coupe de pins noirs sur des parcours du Causse en vue de la restauration des pelouses à allure steppique…).
Le développement de programmes innovants pour promouvoir et accompagner le développement d’une agriculture durable
En partenariat avec la chambre d’agriculture de la Lozère, dans le cadre du GAL Gévaudan et en lien avec le GAL Cumbria (Grande-Bretagne), le Parc national a mené un projet européen LEADER+. Le projet visait à élaborer une méthode d’évaluation des exploitations agricoles situées dans des zones à haute valeur naturelle, pour permettre ensuite une contractualisation par rapport aux enjeux environnementaux.
La labellisation de produits et le soutien aux productions de qualité
Le Parc a soutenu plusieurs actions de labellisation de productions agricoles respectant un cahier des charges assurant la protection de l’environnement : agneaux de parcours, chevaux d’endurance, bœufs de Pâques….
Un appui financier est également régulièrement apporté à la valorisation des produits des agriculteurs du Parc dont les productions contribuent au respect de l’environnement. De même, le parc soutient des programmes collectifs concernant la sauvegarde du patrimoine génétique et des variétés traditionnelles.
Ces actions ne résolvent pas toutes les difficultés mais constituent une avancée significative pour répondre aux enjeux de conservation des milieux naturels concernés par l’activité agricole. Des solutions appropriées devront être apportées aux questions majeures : transmission et dispersion du foncier, stabilité économique des exploitations, renouvellement de la population agricole, développement de pratiques agropastorales concourant au maintien des milieux ouverts peu productifs et des paysages.
+ d’infos :
√ Poursuivre la visite vers "La règlementation des activités agricoles et pastorales"
