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Préhistoire

Les premiers indices d’un peuplement datent du Paléolithique (400 000 ans avant J.C.), aux alentours de Meyrueis et dans le massif de l’Aigoual et du Lingas. Après le Néolithique et la fin du nomadisme, c'est le début des civilisations agro-pastorales sédentaires (vers 4500 av J.C. ). A partir de 2 500 av J.C., des centaines de menhirs et de dolmens sont érigés, parsemant crêtes et pentes des Grands Causses et du mont Lozère.

Du Paléolithique au Mésolithique

Pour cette période, les témoins demeurent rares : il s’agit exclusivement de pièces lithiques (Meyrueis, Fraissinet-de- Fourques, Col de l’Homme mort …). Au milieu du IVe millénaire, une mutation profonde se produit grâce à l’arrivée de nouvelles populations et l’adoption de nouveaux modes d’activité. Des groupes clairsemés pratiquent désormais l’élevage et la culture sur le Causse. D’autres occupent des abris naturels et profitent du milieu souterrain (conservation des réserves, alimentation en eau, argile pour la poterie…).

 

La fin du nomadisme

Dolmens des Taillades - Branoux-les-Taillades, 30

Au Néolithique final, vers 2500 av. J.C., les pratiques funéraires évoluent : on passe de la tombe individuelle à la sépulture collective, en grotte ou sous dolmen. Ceux-ci sont très nombreux sur les Causses et dans les Cévennes, mais beaucoup d’entre eux ont fait l’objet de pillages déjà anciens.
Les menhirs sont présents sur l’ensemble du territoire, même si le site des Bondons, avec ses 157 mégalithes de granite, reste exceptionnel. Plusieurs ensembles ont fait l’objet de consolidations et de remise à la verticale. Le phénomène du mégalithisme va durer près de 1 000 ans et touche une aire plus vaste qui couvre une partie de l’Aveyron, de la Lozère, du Gard et de l’Ardèche.

 

L'Age du Bronze et l'Age du Fer

Roche à cupules des Sébettes - St Martin-de-Boubaux

Entre 1800 et 1300 (Age du Bronze ancien et moyen), on assiste à un déclin de l’emprise humaine puis à une lente reprise au Bronze final : plusieurs habitats en milieu ouvert se développent comme à Florac et Ispagnac. Mais les recherches pour cette période demeurent rares.

Il en va de même pour l’Age du Fer, surtout en ce qui concerne les habitats : seul le site du Salt à Moissac-Vallée-Française fait exception. Pourtant, plusieurs sites structurés par une enceinte complète (Drigas, commune de Hures-La-Parade) ou sous forme de cap barré, ont été repérés.

En Cévennes, la faiblesse des recherches sur l’habitat contraste avec la vitalité des travaux menés sur les sépultures. Les tombes sous tumulus se rencontrent tant en Cévennes que sur les plateaux calcaires.

 

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