Des espèces d’une grande valeur patrimoniale

Rosalie alpine

En se fondant sur la nomenclature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), on dénombre 42 espèces strictement menacées (dont 11 en danger et 31 vulnérables), 18 espèces rares, 14 espèces au statut indéterminé, et 20 espèces à surveiller. Le Parc national abrite aussi des espèces d’intérêt communautaire. 103 sont concernées par la directive européenne « Habitats » - dont 2 sont des espèces prioritaires, la rosalie alpine et l’osmoderme érémite – et 48 par la directive « Oiseaux » - dont une prioritaire, le vautour moine. Enfin, 229 des espèces présentes sont totalement protégées par le Code de l’environnement français.

 

Pourquoi une telle richesse

Vautour moine

Cette richesse est d’abord liée à la diversité des reliefs, des expositions, des altitudes et des influences climatiques, et à l’amplitude altitudinale. Ceci joue notamment pour les espèces de petite taille (invertébrés, micromammifères, passereaux...).

 

Le rôle de l’homme, important mais contrasté

Chouette de Tengmalm

L’homme a constitué un facteur direct de disparition pour les espèces de grande taille.

Pratiquement tous les grands mammifères, ongulés et prédateurs, et la plupart des grands rapaces et gallinacés ont disparu à l’époque historique.

Il a également indirectement favorisé de nombreuses espèces par son action sur le maintien des milieux ouverts : pelouses, prairies, cultures et landes. Ses modes de production, relativement peu agressifs pour le milieu naturel jusqu’à ce jour, ont préservé les chaînes alimentaires.

Enfin les différentes actions de gestion en faveur de la faune et, plus récemment, les réintroductions menées avec succès par le Parc national ont permis de favoriser ou d’assurer le retour de quelques espèces disparues, comme les vautours fauve et moine.

L’homme cependant ne maîtrise pas tout. On constate des évolutions divergentes selon les espèces. Avec la disparition de l’outarde canepetière et de la perdrix grise, coïncide le retour de la loutre d’Europe et de la chouette de Tengmalm, pour ne citer que ces quelques exemples.

 

Une introduction réussie : le cheval de Przewalski

L'association Takh est fondée en 1990, sous l'égide de la Station biologique de la Tour du Valat, du WWF et du Parc national. L'aventure prend forme sur le causse Méjean où l'association fait le pari suivant : reconstituer un troupeau de Przewalski à partir d'individus issus de différents zoos européens, pour les ramener à la vie sauvage et les réintroduire ensuite dans leur milieu d'origine...

 

+ d’infos :

Le site du comité français de l’UICN
La liste rouge des espèces menacées de l’UICN
La directive « Habitats »
La directive « Oiseaux » (format pdf)