Vous êtes dans : Accueil > Le Parc > Le parc de A à Z > B... comme Biodiversité

B... comme Biodiversité

La sauvegarde du monde vivant est un enjeu majeur pour la planète. Comme tous les espaces protégés, les parcs nationaux français contribuent à cette mission.

Le Parc national des Cévennes bénéficie d’un contexte particulièrement favorable à la présence d’une grande variété d’espèces végétales et animales : cela est lié notamment à une vaste mosaïque d’habitats naturels, à tous les stades de la dynamique, depuis les parois rocheuses jusqu’aux forêts..

La richesse de sa flore - 2 360 espèces à fleurs et fougères répertoriées - est liée à plusieurs facteurs. En premier lieu, une géologie contrastée : le sol schisteux, granitique ou calcaire détermine la présence de plantes acidiphiles, comme la myrtille ou la callune, ou calciphiles, comme la pulsatille rouge. Autre facteur, le Parc se trouve à la confluence de trois zones climatiques, méditerranéenne, continentale et atlantique, l’altitude nuançant ces variations. Enfin, l’activité humaine diversifiée et de faible intensité, qui favorise le maintien ou la restauration des milieux ouverts, contribue à la présence d’espèces rares ou protégées, comme les orchidées. L’établissement public du Parc travaille à la préservation de 40 des 430 espèces floristiques protégées en France et veille à la conservation de 300 plantes rares ou menacées, dont 48 endémiques, c’est-à-dire présentes seulement dans une zone restreinte comprenant les Cévennes.

La faune est également très riche. Sur les 2 410 espèces recensées, on dénombre 89 espèces de mammifères, soit 2/3 des espèces présentes en France, 208 d’oiseaux, 1 824 d’insectes, 17 de reptiles, 18 d’amphibiens…Ceci est dû à plusieurs réintroductions réussies - vautours fauve et moine, castor, cerf, chevreuil, grand tétras – et à la protection d’habitats ayant permis le retour naturel d’espèces de grande valeur patrimoniale : loutre, chouette de Tengmalm, aigle royal, pic noir, vautour percnoptère… La grande variété des habitats naturels – forêts, steppes, pelouses, landes, zones humides… - favorise la présence d’une faune variée, depuis les insectes jusqu’aux cervidés en passant par les chauve-souris et les rapaces.

Deux espèces en voie de disparition

L’apollon, espèce de papillon protégée en France, est depuis cinquante ans en régression considérable. Ses populations, visibles sur les Causses et l'Aigoual, sont très vulnérables. Sa survie dans le Parc conditionne son maintien dans le Massif central. La fragilité de l’apollon est due à des besoins précis en matière de climat - hivers froids - et d’espaces ouverts, riches en fleurs très colorées, comme les centaurées, les chardons ou les scabieuses. Mais c’est surtout la présence des plantes grasses nourricières des chenilles, orpins et joubarbes notamment, qui est déterminante.

 

La chevêche d’Athéna est une chouette présente partout en France à l’exception des massifs montagneux. Sur les Causses, les populations sont originales car elles utilisent les "clapas" pour se loger et nicher. Ailleurs, on les trouve plutôt dans des vieux bâtiments, des murets, des arbres creux. L'altitude « élevée » à laquelle elles se trouvent est également hors du commun.

La « tchiotte » fait l'objet d'un suivi annuel par les agents du Parc national sur les causses Méjean et de Sauveterre. La diminution de ses effectifs est constatée partout en France et en Europe. Les observations dans le Parc national montrent une régression très alarmante ici aussi. Une enquête est lancée par le Parc national pour comprendre cette disparition : participez-y en téléphonant au 06 77 97 66 51 ou au 06 72 04 45 55.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que les enfants doivent savoir

En plus de nous fournir du miel, les abeilles jouent un rôle vital dans la préservation de la biodiversité. En effet, ces insectes transportent et déposent le pollen des fleurs qu’elles butinent sur d’autres fleurs permettant ainsi la fécondation et la reproduction des espèces végétales.
Une grande partie des plantes cultivées à des fins alimentaires dépendent ainsi en partie de la pollinisation.
Cependant, depuis plusieurs années, on constate une surmortalité mondiale inquiétante des colonies d’abeilles.
Plusieurs facteurs en seraient la cause : les pesticides, la monoculture, la disparition des prairies naturelles, la pollution, la raréfaction des espèces végétales, l’évolution des pratiques.

Quelques gestes à accomplir dans vos jardins pour préserver les abeilles

· Laissez pousser ou semer des graines de fleurs locales pollinifères (qui portent ou produisent du pollen) ou nectarifères (qui sécrètent un suc mielleux, le nectar), tels le coquelicot, la vipérine, le pissenlit, le trèfle…
· Planter des arbustes et arbres fruitiers : buis, lierre grimpant, callune, framboisier, cassissier, noisetier…
· Installer des nichoirs pour les abeilles sauvages
· Eviter les produits chimiques au potager
· Et surtout, apprendre à identifier les abeilles pour ne pas les tuer

 

 

Midi-Libre édition Lozère - 1er avril 2011

Conseiller cette page à un ami  /   /  Haut de page