Parc national des Cévennes
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Les cours d'eau

Le Luech, Saint Julien du Tournel, Yannick MANCHE, PnC ©
Le Parc national est parcouru par 7 100 km de cours d’eau alimentés par environ 400 sources. L’hydrographie se répartit en deux systèmes : le versant méditerranéen (bassin du Rhône, Méditerranée), et le versant atlantique (bassin de la Garonne). Ces deux versants recoupent le cœur du Parc. La ligne de partage des eaux, dont le point le plus bas se situe au col de Jalcreste (832 m), correspond à l’axe Sud-Ouest/Nord-Est des Cévennes.

Le réseau hydrographique s’articule autour de quelques cours d’eau majeurs : Altier-Chassezac, Cèze, Gardon et Hérault pour le bassin méditerranéen ; Lot, Tarn, Jonte et Dourbie pour le bassin atlantique.

L’une des deux principales caractéristiques des cours d’eau cévenols est leur longueur et la densité des affluents. La seconde est la grande variabilité hydrologique du débit - de 1 à 1000. Les étiages – le plus bas niveau des cours d’eau - sont souvent très sévères et les crues peuvent être extrêmement violentes.

La végétation strictement aquatique est composée d’algues, de mousses et de plantes à fleurs. À sec en été, les bancs de sable ou de graviers abritent de nombreux invertébrés, maillons indispensables de la chaîne alimentaire. Les ruisseaux et les rivières sont longés par une végétation herbacée luxuriante, appelée mégaphorbiaie.

 

Les forêts de bord des eaux

Les rivières sont longées sur les berges de rideaux d’arbustes et d’arbres. Leur composition est déterminée par les crues et par la hauteur de la nappe d’eau souterraine présente dans les alluvions (dite nappe d’accompagnement). En montagne, la violence des crues empêche la végétation de s’installer dans le lit des torrents, qui sont alors essentiellement rocheux. Le long des rivières à régime moins torrentiel, se développent des fourrés de saules à bois tendre, comme le saule pourpre, dont les rameaux résistent bien aux crues.

Les forêts bordant les cours d’eau, ou ripisylves, se déploient plus en retrait du lit, mais toujours en contact avec la nappe alluviale. Elles sont dominées par des arbres tels que l’aulne glutineux, le frêne commun, le frêne oxyphylle, le peuplier…

Des espèces animales y trouvent un lieu de vie idéal : la loutre, le castor, le martin-pêcheur, le cingle plongeur, le héron cendré et nombre d’amphibiens et de reptiles