Parc national des Cévennes
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Les milieux forestiers

Hêtraie sapinière réserve d’Altier © Olivier Vinet
Hêtraie sapinière réserve d’Altier © Olivier Vinet
La forêt tient une place prépondérante dans les paysages du Parc national. Elle ne cesse de s’étendre au détriment des milieux herbacés délaissés par le pâturage. Du taillis de chêne vert à la hêtraie-sapinière montagnarde, les forêts du Parc national sont extrêmement variées. Cette variété est due à l'altitude, au type de roche, à l'âge des forêts et à leur histoire également.

Les bas étages méditerranéens

Jusqu’à 500 m d'altitude, le chêne vert est omniprésent. Plus haut, vers 700 m, des chênaies à feuille caduque sur silice et sur calcaire forment la transition vers l’étage montagnard - chêne sessile, chêne pubescent…

Favorisée par l’homme, la châtaigneraie s’est développée sur des sols favorables au chêne vert ou au chêne sessile, lesquels s’imposeront à nouveau si la châtaigneraie n‘est plus entretenue. 

Chênaie verte-chênaie pubescente © Alain Lagrave
 Pin sylvestre sur l’Aigoual © Guy Grégoire

Les étages méditerranéen et montagnard

Les forêts de pin de Salzmann et quelques forêts de pin sylvestre boisent les terrains très arides, comme les arêtes rocheuses. La plupart des forêts de pin sylvestre situées entre 600 et 1 400 m d’altitude sont amenées à évoluer à moyen terme. En effet, le pin sylvestre occupe les terrains délaissés il y a peu par l'agriculture mais sera remplacé par des arbres mieux adaptés tels le hêtre ou le chêne.

Des situations en combe et sur éboulis plus ou moins stabilisés accueillent des forêts de ravin composées d’érables, de frênes et de tilleuls. Signalons que le bouleau est essentiellement localisé aux ubacs -versants nord - des massifs schisteux (Aigoual, mont Lozère, Bougès), à la limite inférieure de la hêtraie.

L’étage montagnard

Le hêtre règne à partir de 900 m environ. On distingue les hêtraies sur sol calcaire sec, les hêtraies-sapinières sur sol peu acide et les hêtraies-sapinières sur sol acide. Le hêtre s’étend dans les principaux massifs siliceux (Aigoual, Bougès, mont Lozère), jusqu’à 1500 m d’altitude. Il est également présent en ubac sur les Causses et les Cans, à une altitude inférieure à 1 000 m. 
Inclus dans la hêtraie, le sapin autochtone occupe une place réduite sur le versant nord du mont Lozère et du Bougès, dans des zones d’éboulis.

L’étage subalpin

A la limite entre les forêts malmenées et les milieux ouverts des sommets, des hêtraies d’altitude ne subsistent que très ponctuellement.

Hêtraie © Guy Grégoire
Pin laricio de Corse © Parc national des Cévennes

Des reboisements artificiels

Des reboisements artificiels ont été réalisés à tous les étages de végétation. Le pin maritime prospère à basse altitude et en versant méditerranéen. Il est relayé en moyenne altitude par le pin laricio de Corse, le pin noir d’Autriche et le mélèze sur les sols secs, ainsi que par le sapin de Douglas sur les terres de culture. À l’étage du hêtre, ce sont l’épicéa, le sapin, le pin à crochets et parfois le pin sylvestre qui ont été plantés