Parc national des Cévennes
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Les races ovines

Brebis © Yann Toutain
Brebis © Yann Toutain
Cinq races de brebis sont généralement considérées comme locales : trois d’entre elles,  à petits effectifs - la Raïole, la Caussenarde des Garrigues et la Rouge du Roussillon –,  font l’objet de programmes de conservation ; deux sont dominantes, la Lacaune et la Blanche du Massif central.

La Raïole

Cette race de brebis transhumantes est d’origine cévenole. C’est une race allaitante. Elle était menacée d’extinction dans les années 60.  Quelques éleveurs, pour la plupart bergers transhumants sur l’Aigoual, ont su conserver la race de ces brebis à la toison généralement blanche, résistantes, bonnes marcheuses, et qui s’adaptent à une alimentation rustique. Avec leur longue tête, leur chanfrein un peu busqué, et des cornes ouvertes, enroulées autour de leurs oreilles, les Raïoles ont une allure particulière. Le cheptel est aujourd’hui d’environ 2 000 têtes.
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La Caussenarde des Garrigues

La Caussenarde des Garrigues, race allaitante, est rustique, bonne marcheuse, prolifique et maternelle. Elle est habituée aux longues transhumances. Sa silhouette est élancée, sa robe d´un blanc très pur, sa toison courte et peu étendue, sa tête légèrement busquée et ses oreilles très courtes. D’instinct grégaire très poussé, elle a l’habitude de marcher en permanence, même en mangeant ! 

Après avoir fortement décliné pendant plusieurs décennies, la race prend un nouveau départ dans les années 80 avec la mise en place d’un plan de sauvegarde grâce à la motivation de quelques éleveurs, et au soutien du Parc national des Cévennes et du Parc naturel régional des Grands Causses. Aujourd’hui, ses effectifs sont d’environ 1 800 brebis.

La Rouge du Roussillon

Prolifique, bonne laitière, rustique, cette brebis rouge n´est pas une race de garrigue et de transhumance, mais plutôt une race sédentaire. Elle s’adapte aisément à la chaleur et à la sécheresse. Son élevage a fait l’objet de plusieurs tentatives de relance depuis les années 80. Aujourd’hui, ses effectifs avoisinent les 6 000 brebis.

Une association d’éleveurs pour préserver ces races locales

Le syndicat des éleveurs de brebis Raïole veille sur la race depuis 1977. Créé à l´initiative d´une poignée d´éleveurs, il fut soutenu dès l´origine par le Parc national, soucieux de biodiversité et du maintien des espaces ouverts par les brebis et la transhumance : la plupart des estives se situent en effet dans le coeur du Parc. Le syndicat adhère à l´association créée en 1994 avec les éleveurs de Rouge du Roussillon et ceux de Caussenarde des Garrigues. Le cheptel des trois races a été multiplié par trois en 20 ans !

La Lacaune

La Lacaune est la première race ovine française en effectif (1 100 000). C’est une race allaitante et laitière, locale, concentrée sur une zone géographique à cheval sur Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.  Elle est connue pour son lien avec la filière Roquefort. Sa tête est longue, fine et recouverte de poils blancs très fins à teinte argentée. Son profil est légèrement busqué et ses oreilles sont longues et horizontales. Mâles et femelles n’ont pas de cornes.

La Blanche du Massif central (BMC)

La Blanche du Massif central se caractérise par sa rusticité et son aptitude à la marche dans les zones difficiles et arides. Sa tête est fine et blanche, plutôt longue et dépourvue de cornes. Ses muqueuses sont claires, ses oreilles longues un peu tombantes. La population totale est estimée à 359 000 brebis concentrées sur Auvergne et Languedoc-Roussillon. Elle est la première race ovine allaitante française. Les agneaux issus des élevages se positionnent sur un panel de produits identifiés sous signes officiels de qualité, parmi lesquels l’IGP Agneau de Lozère.