Parc national des Cévennes
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Plantes à fleurs

Quelque 2 250 plantes à fleurs ont été recensées en Cévennes. Certaines d'entre elles, dites endémiques, ne poussent nulle part ailleurs. On en compte plus d'une quarantaine. C'est le cas de l'arabette des Cévennes que l'on trouve sur le massif de l'Aigoual. L'armérie de Gérard ne vit, elle, que sur les sables dolomitiques des Grands Causses, tandis que le ciste de Pouzolz se cache dans le maquis des Cévennes méridionales

D'autres espèces témoignent d'une utilisation spécifique du territoire par l'homme. L'androsace des champs est une espèce des moissons devenue rare en France, mais relativement fréquente dans les cultures des Causses. La gagée de Bohème est une espèce protégée très précoce (février-avril) ; en Cévennes, sa répartition coïncide de manière étonnante avec la plupart des voies (ou drailles) de transhumance encore  parcourues par les moutons. Enfin, la scorzonère pourpre a une répartition originale en Europe on la trouve dans les steppes d'Europe de l'Est et sur les Grands Causses, où elle apprécie particulièrement les prairies de fauche.

Certaines plantes sont essentielles à la survie d'espèce animale peu commune comme la Gentiane croisette qui abrite les pontes de l'Azuré de la croisette, un papillon rare et protégé en France.
D'autres plantes ont été récoltées depuis des siècles par nos ancêtres pour leurs vertues médicinales comme l'Arnica ou pour confectionner des salades sauvages comme le "Répountchou" ou Campanule raiponce.

Certaines espèces sont des reliques d'un climat passé beaucoup plus froid, comme le pied de chat qui ne pousse que sur les landes des crêtes les plus élevées des Cévennes.

Enfin, comment ne pas évoquer la famille des Orchidées si belles à contempler : plus de 70 espèces sont présentes dans le Parc national, dont deux sont endémiques des Grands Causses,  comme l'ophrys d'Aymonin. Sa fleur ressemble à s'y méprendre à un insecte. Le Parc national se distingue également par la présence d'une orchidée extrêmement rare en France : le malaxis des marais. Elle a été découverte en 2008 sur le mont Lozère ; les trois stations connues abritent plus du quart de la population française de cette espèce.