Parc national des Cévennes
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Les oiseaux

La faune des oiseaux du Parc national se caractérise par une très grande richesse dans deux groupes particuliers : les rapaces (avec 27 espèces, dont 4 de vautours) et les oiseaux des milieux ouverts liés notamment au paysage extrêmement particulier des vastes pelouses des causses et des sommets.

Une avifaune spectaculaire

L’avifaune du Parc national est particulièrement riche. On dénombre 195 espèces dont 135 nicheuses. Parmi ces espèces, 137 jouissent d’une protection nationale et 31 sont relèvent de la directive européenne « Oiseaux ». Cette richesse exceptionnelle a valu le classement du cœur du parc en zone de protection spéciale (ZPS).

Près de 30 espèces de rapaces

C’est notamment le cas des rapaces. On compte plus d’une vingtaine d’espèces de rapaces diurnes et sept de rapaces nocturnes. Citons notamment le circaète Jean-le-Blanc dont on a repéré près de 200 couples (chiffres 2000) sur tout le territoire du Parc. Une situation sans doute exceptionnelle en France. 

De nombreux oiseaux inféodés aux milieux ouverts

Les pelouses des plateaux caussenards sont l’une des richesses naturelles du Parc. Elles accueillent un grand nombre d’oiseaux exceptionnels. Ce sont notamment l’oedicnème criard, l’alouette calandrelle, l’alouette lulu, le pipit rousseline, le bruant ortolan, la pie-grièche écorcheur, la chouette chevêche, les busards Saint-Martin et cendré, l’engoulevent d’Europe, la huppe fasciée, le merle de roche… 

A ces espèces inféodées aux pelouses s’ajoutent des espèces qui viennent couramment se nourrir sur le causse à partir des gorges avoisinantes, comme les grands rapaces rupestres - vautours, aigle, grand-duc –, le crave à bec rouge et le grand corbeau.

Pipit rousseline © Bruno Descaves
Huppe fasciée © Régis Descamps
Pie-grièche écorcheur © Rémi Barraud

La cohorte des quatre vautours

Après une éclipse d’une cinquantaine d’années, les vautours fauve, moine, percnoptère et le gypaète barbu animent à nouveau le ciel des Grands Causses. Ceci est dû en grand partie à des réintroductions réussies menées par la Ligue pour la protection des oiseaux et le Parc national des Cévennes.

En 2010, le nombre de couples de vautours fauves qui nichaient dans les gorges du Tarn et de la Jonte était de 330. Depuis la réintroduction de l’espèce en 1981, la colonie progresse en nombre de couples de 10 % en moyenne chaque année : l’espèce se porte bien.  Le vautour moine a également fait l’objet d’une réintroduction en 1992 dans les Grands Causses. On dénombre aujourd’hui une vingtaine de couples reproducteurs.  Le vautour percnoptère est pour sa part revenu naturellement nicher dans la région à la faveur de la présence des autres vautours. On recense 3 couples reproducteurs de vautours percnoptères. La réintroduction du gypaète barbu est en cours depuis 2012. Huit jeunes individus, mâles et femelles, évoluent dans le ciel des Grands Causses. 

Vautours fauves © Régis Descamps
Vautour moine sur son aire © Bruno Descaves
Vautour percnoptère © Régis Descamps

L’aigle royal, une espèce en grand danger

La majeure partie des aigles royaux du Massif central est concentrée sur la région des Grands  Causses et des Cévennes.  Le Parc national a donc une responsabilité dans la gestion de cette espèce. Les effectifs d’aigles royaux ont chuté de façon sensible ces dernières décennies. Plusieurs facteurs en sont la cause : la destruction directe (tir, électrocution), la raréfaction de ses proies favorites (lapin et lièvre), la fermeture de ses zones de chasse et, aujourd’hui, le dérangement sur ses sites de reproduction. La population est réduite à une vingtaine de couples et le succès de sa reproduction reste très aléatoire d’année en année.

Le faucon pèlerin

Le faucon pèlerin est une espèce dont les effectifs semblent se rétablir très progressivement après avoir sensiblement baissé. Environ la moitié des sites historiquement connus sont de nouveau occupés. Ceci est sans doute dû à la protection dont fait l’objet cette espèce et aux opérations de surveillance des aires. Les facteurs qui nuisent au développement du faucon pèlerin sont le désairage, c’est-à-dire la récupération des jeunes à l’aire pour la fauconnerie, la pollution des chaînes alimentaires et le dérangement. 

Le hibou grand-duc

Le hibou grand-duc est bien représenté en Cévennes. La plupart des sites disponibles sont occupés, avec des effectifs réguliers sinon localement abondants. Cette espèce relativement discrète, ubiquiste quant à son régime alimentaire et dans le choix de ses sites de nidification, se porte donc plutôt bien. Toutefois, ces oiseaux sont régulièrement victimes d’électrocution et de blessures mortelles au contact de lignes électriques et de barbelés.

 

Hibou Grand-Duc © Jean-Pierre Malafosse
Chouette chevêche © Régis Descamps
Chouette de Tengmalm © Régis Descamps