Parc national des Cévennes
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Les invertébrés

Bien que riche de plus de 2 000 espèces, l’inventaire des invertébrés du Parc est loin d’être achevé. L’étagement du territoire du Parc national, depuis le piémont méditerranéen jusqu’aux sommets du mont  Lozère et de l’Aigoual, et la grande diversité des milieux sont à l’origine de cette abondance exceptionnelle.

Plus de 1800 espèces d’insectes 

Les invertébrés représentent 85 % des espèces animales qui vivent dans le Parc national. Les insectes représentent à eux seuls plus de 90 % de ces invertébrés : on dénombre 1 824 espèces.

Le territoire du Parc national a été préservé, jusqu’à une période récente du moins, du recours aux pesticides, fongicides ou amendements, des pratiques qui se sont généralisées partout ailleurs et qui affectent fortement les peuplements d’invertébrés. Beaucoup d’espèces autrefois courantes se sont raréfiées ou ont disparu du fait de ces pratiques. On peut en revanche toujours les observer en Cévennes.  La richesse de l’entomofaune est également favorisée par la variété des milieux liée à la diversité des roches mères, des expositions, des influences climatiques et des dynamiques végétales.

 

Les coléoptères,  espèces remarquables

Certaines espèces constituent un enjeu fort sur le plan patrimonial. Il s’agit, par exemple, parmi les coléoptères, des saproxyliques qui comptent plusieurs espèces d’intérêt communautaire : la rosalie alpine, le grand capricorne, le cerf volant et l’osmoderme érémite. 

Grand capricorne © Jean Séon
Osmoderme © Jean-Pierre Malafosse
Cerf volant © Jean-Pierre Malafosse

  

L’apollon, un papillon en voie d’extinction

On peut également citer, parmi les lépidoptères (papillons de jour), le damier de la succise, le procris Œdipe et l’apollon. Ce dernier présente des populations extrêmement vulnérables sur les causses. L’une d’elles est reconnue d’importance à l’échelle internationale. La population présente dans le Parc national constitue un enjeu fort pour la conservation de l’espèce dans le Massif central.

 

Les libellules

Enfin, parmi les nombreuses espèces d’odonates (libellules), citons la cordulie splendide. Elle a fait l’objet d’un inventaire sur le territoire du Parc.

 

Libellule © Yves Maccagno
Agrion porte-coupe © Jean-Pierre Malafosse
Sympetrum jaune d’or © Jean-Pierre Malafosse

   

L’écrevisse à pattes blanches

C’est sans doute l’invertébré le plus connu. Cette espèce est particulièrement menacée. Sa répartition était très large il y a quelques dizaines d’années. Elle se limite actuellement à quelques cours d’eau, ce qui rend extrêmement fragile le statut de cette espèce. 

 

Ecrevisse à pattes blanches © Philippe Baffie