Parc national des Cévennes
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L’apiculture

Apiculture © Olivier Prohin
Apiculture © Olivier Prohin
Riche d’une histoire pluriséculaire, l’apiculture a toujours eu une place importante en Cévennes. La diversité des habitats naturels offre une grande variété de flore mellifère dont les plus caractéristiques sont les châtaigneraies, les landes de bruyère et de callune, les milieux forestiers à sapins.

De très nombreux apiculteurs professionnels et amateurs

L’apiculture représente un poids social et économique non négligeable avec 18 000 ruches recensées en 2000 pour près de 300 exploitations apicoles tous types confondus (professionnels et amateurs). A ces chiffres, il convient d'ajouter quelques milliers de ruches issues d'exploitations situées hors du Parc national et pratiquant la transhumance.

Néanmoins, une forte baisse du nombre d'apiculteurs s'observe depuis plusieurs décennies du fait principalement de l'augmentation inquiétante des phénomènes de mortalité des colonies (passée de 5 % par an en moyenne dans les années 60-70 à 30 % dans les années 2000). 

Des miels variés et réputés

L'ensemble de la production cévenole peut être évaluée entre 300 et 350 tonnes avec une forte variabilité annuelle. L'activité génère alors un chiffre d'affaires de 2 à 3 millions d'euros.  Les miels des Cévennes sont réputés pour leur qualité et leur variété. Leur commercialisation s’effectue principalement en circuits courts.

   

igp_fr_119.gifUne filière de qualité

La dénomination « Miel des Cévennes » a été enregistrée par la Commission européenne en Indication géographique protégée (IGP) le 8 avril 2015. Parallèlement, le miel produit dans le Parc national des Cévennes peut bénéficier de la marque Esprit parc national.

Rucher tronc © Roland Jaffuel
Abeille noire des Cévennes © L’arbre aux abeilles
Ruche tronc © L’arbre aux abeilles

L’abeille noire des Cévennes 

Une forme d’apiculture à forte valeur patrimoniale subsiste sur le territoire. Il s’agit des  ruches-troncs (ou bruscs) creusées dans des troncs de châtaignier et recouvertes d’une lauze de schiste. 
À ce jour, plus de 250 ruchers traditionnels (ruchers de ruches troncs) ont été recensés dans le Parc national, principalement dans les vallées cévenoles, mais de nombreuses zones ont encore été peu prospectées. 

Ces ruchers troncs abritent encore quelques colonies d'abeille noire des Cévennes, Apis mellifera mellifera, sous-espèce de l’abeille ou Apis mellifera, originaire d’Asie.  Ces individus,  descendants directs des abeilles rescapées de la dernière glaciation, ont survécu à l’abandon des ruchers troncs. Elles font l’objet d’une attention particulière de la part d’apiculteurs passionnés.