Parc national des Cévennes
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Le Parc national, territoire de recherche

Expérimentations sur les milieux aquatiques © Yannick Manche
Expérimentations sur les milieux aquatiques © Yannick Manche
De nombreux programmes de recherche scientifique sont conduits sur le territoire du Parc national et produisent d’importantes connaissances ; Le Parc national est en effet un terrain d’expérimentation privilégié qui a toujours attiré les chercheurs. 

Le programme  Bassin versant de recherche et expérimental du Mont Lozère

Ce programme de recherches pluridisciplinaires sur le mont Lozère a commencé dans les années 80. Le CNRS a alors décidé de travailler sur l’influence de la végétation et des essences forestières sur la quantité et la qualité de l’eau du sol. A la même époque, le Parc national voulait connaître l’impact de l’écobuage et du surpâturage ovin sur une terre déjà pauvre. 

Le mont Lozère se prêtait bien à ces recherches : sol granitique,  éloignement de toute pollution urbaine ou industrielle, coexistence de trois grands types de végétation : la pelouse, la hêtraie et la forêt d’épicéas. Ainsi ont été lancées des recherches pluridisciplinaires sur trois petits bassins versants ; la Sapine (hêtraie), la Latte (pessière et forêt d’épinéas et les Coutasses (pelouse).

Hêtraie ancienne sur l’Aigoual © Mathieu Baconnet
Hêtraie ancienne sur l’Aigoual © Mathieu Baconnet

Le suivi des forêts anciennes du Parc national

Le Parc national met en œuvre le protocole de suivi dendrométrique des réserves forestières (PSDRF) dans les forêts non gérées et les îlots de sénescence de son territoire, en collaboration avec l’Office national des forêts.

Pouvoir caractériser finement les forêts anciennes

L’objectif de ce protocole est de suivre dans le temps et dans l’espace l’évolution des forêts. Il permet de caractériser finement les peuplements forestiers présents, d’analyser les flux de bois vivants et de bois morts, de suivre la composition en essences et de suivre le renouvellement. Environ 140 placettes ont ainsi été implantées et décrites entre 2013 et 2015 dans une forêt du Parc national. Ces placettes sont dites permanentes car elles seront décrites régulièrement (tous les dix à quinze ans). Le Parc national bénéficie de l’appui de Réserves naturelles de France pour l’analyse des résultats.

Un dispositif national

Ce dispositif contribue à la constitution d’un référentiel des forêts françaises. Il a été élaboré par l’Ecole nationale du génie rural des eaux et des forêts, Réserves naturelles de France, l’Office national des forêts, l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, et l’Inventaire forestier national. 

Une thèse sur les forêts anciennes du Parc

Dans le cadre du projet « Préserver les forêts anciennes dans le Parc national des Cévennes », l’Ecole d’ingénieurs de Purpan (EI Purpan) encadre une thèse portant sur les forêts anciennes du Parc national.

Les forêts anciennes, réservoirs de biodiversité

Les forêts anciennes sont les zones boisées en 1850 qui le sont restées jusqu’à aujourd’hui. Dans le cœur du Parc national, 20 % des forêts actuelles sont anciennes. Minoritaires, elles font l’objet d’une réglementation particulière dans la charte du Parc national qui s’est engagé à les préserver, puisqu’elles constituent des réservoirs de biodiversité.

Etudier les forêts anciennes pour améliorer leur gestion

Cette action de recherche se déroule sur trois ans (2016-2018) et vise à améliorer la connaissance des espèces peu étudiées qui seraient inféodées aux forêts anciennes et à connaître les effets des usages pratiqués dans le passé sur cette biodiversité. En plus de contribuer à l’amélioration générale des connaissances, cette thèse permettra de définir des préconisations de gestion pertinentes en fonction de la nature de chaque site de forêt ancienne et de son contexte paysager.

Ce travail de recherche est cofinancé par l’Union européenne et soutenue par l’Etat.