Parc national des Cévennes
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La stratégie scientifique

Papillon aster des Alpes © Bruno Descaves
Papillon aster des Alpes © Bruno Descaves
Les enjeux des années à venir pour le territoire sont importants : changements climatiques, évolutions socio-économiques, déclin de la biodiversité, modification des paysages liée notamment à la fermeture des milieux, raréfaction de la ressource en eau… L’établissement public du Parc doit donc gérer un environnement en profonde mutation et continuer notamment d’étudier l’interaction homme-nature, elle-même en perpétuelle évolution, fondement de son identité et de sa richesse.

Adossée à la charte, la stratégie scientifique du Parc national 2014-2029 porte la double ambition de continuer à acquérir, comprendre et partager la connaissance des patrimoines, et d’anticiper et accompagner les dynamiques sociales et économiques et les grandes mutations environnementales. Elle fixe les orientations et les priorités opérationnelles pour quinze ans en lien avec les huit axes de la charte. Voici, ci dessous, quelques exemples de ces priorités.

Des espèces prioritaires

L’acquisition des connaissances sur la biodiversité porte sur des espèces qui font l’objet de démarches nationales, dans le cadre des plans nationaux d’action. Des espèces indicatrices de certains fonctionnements ou changements sont également étudiées (papillons de jour, oiseaux des milieux ouverts et forestiers, rapaces, insectes indicateurs de vieilles forêts…). Six groupes d’espèces prioritaires pour le Parc national sont identifiés dans la stratégie scientifique et font l’objet d’inventaires et de suivis.

Le suivi des paysages agropastoraux

Les paysages de l’agro-pastoralisme ont valu au territoire son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Construits au fil des siècles par l’homme et les troupeaux, ces paysages sont évolutifs et vivants. La valorisation et la conservation de ce joyau supposent de mieux connaître le patrimoine bâti agropastoral, ainsi que la dimension immatérielle et les savoir-faire qui lui sont associés.

L’eau et les milieux aquatiques

L’eau et les milieux aquatiques, richesses reconnues du territoire, restent des thèmes prioritaires. L’amélioration des connaissances des fonctionnements hydrologiques des milieux caussenards et cévenols et leur partage dans le cadre d’un observatoire structureront l’engagement du Parc national et de ses partenaires.

L’archéologie

Le territoire des Grands causses et des Cévennes est un témoin important du mégalithisme. Menhirs et dolmens ont fait l’objet de restaurations et de relevages dès la création du parc national. Depuis 2014, cet important travail de conservation et de restauration est réactivé en collaboration avec le Service régional de l’archéologie.

Le monde souterrain

Spécificité et richesse du territoire, le monde souterrain abrite des patrimoines variés : faune, flore, minéraux, histoire… Ils font du Parc national un haut lieu de la spéléologie. Une amélioration de la connaissance des sites doit contribuer à assurer une stratégie de conservation et de gestion des grottes et cavités remarquables.

Le suivi des principaux domaines socioéconomiques 

L’accent sera mis sur le développement de la connaissance des composantes humaines du Parc national. Les suivis seront renforcés dans les principaux domaines socio-économiques – agriculture et agropastoralisme, tourisme, filière forestière-, y compris dans le cadre de programmes de recherche, afin de mieux analyser et restituer les évolutions sociétales majeures.

La mise en œuvre de ces priorités requiert une validation scientifique des travaux, le développement des partenariats, le développement des sciences participatives et une meilleure communication et valorisation des résultats.