Parc national des Cévennes
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Des travaux pour la préservation et la restauration du patrimoine naturel en forêt

Les forêts occupent plus des deux tiers de la surface du cœur du Parc national. La biodiversité dans les écosystèmes forestiers contribue fortement à la richesse  du patrimoine naturel du Parc national. Aussi, celui-ci mobilise les propriétaires et les gestionnaires forestiers pour qu’ils entreprennent des travaux d'intérêt écologique.

Un partenariat avec l’Office national des forêts

La moitié des forêts du Parc national sont domaniales. Elles sont donc gérées par l’Office national des forêts (ONF) dans l’objectif de concilier les enjeux de production de bois, d’accueil du public, et de protection du patrimoine naturel et des paysages. Pour agir en faveur de la préservation du patrimoine naturel, l’ONF et le Parc national ont établi en 2007 un partenariat qui se traduit par une programme annuel de travaux d'intérêt écologique ainsi que d'études et de suivis de certaines espèces forestières, comme les chauves-souris, ou encore les insectes inféodés au bois mort. En forêt privée, ces actions prennent la forme de contrat Natura 2000.

Quelques exemples de travaux d'intérêt écologique :

La réouverture de milieux.

C’est le cas par exemple en forêt domaniale de Fontmort où d’importants travaux de suppression de la végétation ligneuse spontanée ont été effectués. La plupart des secteurs choisis sont situés en position de crête, sur des sols superficiels à faible potentialité forestière. Ce choix répond à un double objectif : favoriser le développement d’une végétation de lande et pelouses apportant de la diversité dans ce vaste massif forestier, et dégager des points de vue et perspectives.

La restauration de ripisylves sur divers sites, en forêt domaniale ou en forêt privée.

Il s'agit de reculer les lisières résineuses résultant des plantations réalisées, soit par éclaircie forte, soit par suppression totale des résineux sur une bande d'environ 15m de part et d'autre. L'objectif est de favoriser le développement à court terme d'une strate herbacée et arbustive feuillue, puis progressivement d'un peuplement linéaire à dominante d'espèces typique des bords de cours d'eau.

La restauration de quatre anciennes gourgues en forêt domaniale.

Les gourgues étaient des mares ou petites retenues d'eau aménagées par l'homme pour assurer ses besoins en eau ou ceux du bétail. La plupart sont actuellement inopérantes soit parce qu'elles sont envasées, soit par détérioration du muret de retenue. Les travaux entrepris en 2012 ont consisté en du curage de mares, de la restauration de murets, de la suppression de végétation ligneuse rivulaire. Le suivi réalisé sur les populations d'amphibiens et d'odonates a montré une réaction positive de ces espèces aux travaux, notamment pour les odonates.