Parc national des Cévennes
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Sauvegarder et valoriser le patrimoine bâti et culturel

Le Villaret © Mathieu Dollfus - Pnc

La politique architecturale est sans aucun doute la politique phare du Parc national, la plus reconnue, la plus spectaculaire, celle qui rend le mieux lisible aux yeux des habitants et des visiteurs l’existence d’un cœur de parc national protégé. Elle privilégie la restauration des constructions anciennes et des éléments bâtis du paysage, les savoir-faire traditionnels et les matériaux locaux. 
Outre le patrimoine bâti, le patrimoine culturel – archéologique, historique, industriel… - fait aussi l’objet d’actions et de programmes de préservation et de valorisation.

Les outils de la politique architecturale

Le patrimoine bâti est l'une des expressions les plus visibles du patrimoine culturel. Il est reconnu pour son bel état de conservation dû pour beaucoup aux efforts des habitants. Une réglementation très précise a en effet été mise en place dès 1978 dans le coeur du Parc national. Elle s'est adaptée progressivement, jusqu'aux dernières modalités d’application qui sont déclinées dans la Charte. Elles sont détailléesdans l’Annexe I mais dépendent de la nature de la situation des éléments à restaurer ou rénover, ainsi que du statut de leur propriétaire ou utilisateur.

L'équipe du pôle architecture et urbanisme du Parc national est présente sur le terrain et accompagne tous les projets qui concernent les bâtiments et leurs abords, ainsi que les infrastructures (routes et réseaux, ouvrages d’art...)  : vérification des matériaux pouvant être utilisés, conseils sur les choix et les mises en œuvre, suivi de la qualité...
En général, il s’agit de garder les volumes et les matériaux d’origine (pierre et lauze) afin de conserver "l’esprit des lieux" tout en s'adaptant au mieux aux besoins actuels.

Pour toute recherche sur le bâti ancien dans le cœur du Parc, on peut consulter le livre co-édité par le Parc national des Cévennes et les Editions du Rouergue, Maisons des Cévennes, en vente dans les Maisons du Parc et sur la boutique en ligne.

Le conseil scientifique de l'établissement public du Parc donne aussi son avis sur les demandes d’autorisation de travaux. La commission Architecture et Paysages - une des commissions thématiques de l'établissement  - participe également aux débats sur la sauvegarde et l’évolution du patrimoine et statue sur les aides financières qui peuvent être allouées pour des projets de mise en valeur du patrimoine culturel et paysager : c'est notamment le cas pour les couvertures en lauze, élément-clé du bâti traditionnel.

Sauvegarde et valorisation des savoir-faire du bâti ancien

Le Pôle architecture et urbanisme est présent sur les nombreux chantiers du territoire pour transmettre les principes des techniques locales de restauration.

Le Parc national s’est tout particulièrement engagé dans la sauvegarde des savoir-faire de la lauze et de la pierre sèche depuis de nombreuses années. C’est toute une filière qui a pu ainsi être préservée après une période après-guerre du « tout ciment » qui a conduit à la disparition progressive des savoir-faire artisanaux et des carrières d’approvisionnement.

Depuis une dizaine d’années, le Parc national soutient des associations d’artisans comme l'association des Artisans bâtisseurs en pierres sèches (ABPS), créée dans les Cévennes en 2002, qui représente les professionnels de la pierre sèche de la filière BTP au plan national, et plus récemment, l'association des Artisans Lauziers Calcaire (ALC). Aujourd’hui, le Parc national anime le projet Laubamac (LAUziers et BÂtisseurs du MAssif Central), en faveur des filières lauze et pierre sèche.

Le soutien au patrimoine culturel

A travers ses revues, le Parc national des Cévennes a approfondi et diffusé des sujets ethnologiques et sociologiques ou techniques sur le patrimoine culturel et immatériel. Un important centre de documentation rassemble une mine d’ouvrages sur la culture cévenole.

Ainsi, la culture rurale cévenole, artistique, religieuse, musicale, gastronomique, festive...,  est accessible à travers des analyses et des témoignages d’une grande variété, et une transmission écrite et orale.